Inutilité des séries en VMA

Ecrit par: Bernard Brun - Le 13 mai 2016

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J’ai toujours préconisé des séances de VMA sans séries, je m’en suis toujours tenu à l’explication logique qui veut que pendant la pause entre les séries on sort du système aérobie.

Et ce que j’ajouterais c’est que les très nombreux coureurs qui ont suivi et qui suivent mes conseils s’en sont toujours bien portés!

Oui les meilleurs n’ont et ne dépassent jamais  5000m par séance.

Cette étude confirme ma façon de procéder.

Je ne dis pas que cette méthode est la meilleure , j’affirme que « ça marche »!

dessin jag moi (2)

L’échec en sport.

Ecrit par: Bernard Brun - Le 10 mai 2016

Il y a des jours où l’on voudrait être tout petit-petit, pouvoir rentrer dans un trou de souris . Oui il y a des jours où on préférerait ne pas s’être levé !

On s’entraîne pendant des jours, des semaines, des mois…et puis patatras je jour J :

Nul

Pas de jambes

Mal ici ou là

Pas le chrono

Abandon

Aie !

Plein la gueule, malheureux, des larmes parfois…

Et puis une fois la beigne reçue, la réflexion s’installe, d’abord confuse, on n’évoque que ce qui paraît évident, puis petit à petit les choses arrivent, les vrais choses !

Il ne doit jamais être question de trouver des excuses, non il faut une analyse rigoureuse, il faut savoir le pourquoi !

Il faut prendre un papier et un crayon et noter ce qui c’est passé au cours de sa préparation

Entraînement

Santé

Travail

Famille

Perso

Ensuite analyser le plus objectivement possible et confronter cette analyse avec ceux qui se sont investis dans l’aventure.

Et, soyez en persuadé, on trouve !

Mais, mais, mais, qui cherche trouve…et c’est souvent là que le bât blesse !

Plus le sportif sera exigeant avec lui même, plus les réponses seront fines, plus la correction pour la fois prochaine sera constructive.

Ce qu’il y a de formidable en sport, ce qui n’est pas toujours le cas dans la vie de tous les jours, c’est que l’on a droit à l’erreur ! Quant à trop d’erreurs…Évidemment !

Oh ! J’en ai croisé beaucoup de  »fabricants » d’excuses, il y a toujours quelque chose, il y a toujours un  »je vaux tel chrono », un  »un jour je ferai ceci ou cela », un  »il faisait trop chaud », un  »un tel m’a gêné »…

Un échec cela s’explique cela n’excuse pas pour autant !

Mener une réflexion après un objectif fait parti de l’objectif.

Alors ? Au travail !

Les pierres font partie du chemin. Proverbe roumain

Oh les beaux dessins !

Ecrit par: Bernard Brun - Le 25 avril 2016

technique foulée

Oh les beaux dessins !

Mais que d’approximations !

Le dessin de gauche d’abord :

-Exact les chaussures à partir du début des années 70 ont parfois proposé trop d’amorti ,mais avant tous les coureurs procédaient comment ? Mimoun, Zatopek, etc.

-L’image classique du talon qui touche en premier, oui le pied est ouvert comme cela, mais très vite va  » rebasculer  » vers l’avant et en fait la phase d’attaque talon est très atténuée.

-Le poids du corps en arrière. Ici aussi il faut voir la placement du bassin au moment même ou le pied va rentrer en contact avec le sol.

-Le mouvement de rotation du tronc est très faible chez ceux qui possède un bon relâchement

- »Les articulations durement touchées », tous grabataires les anciens coureurs ?

Le dessin de droite ensuite :

-Mouvement des bras linéaires, oui comme je le précisais pour le dessin de gauche : relâchement !

-Corps en avant …j’hallucine !

-Phase d’accélération à chaque foulée…le plus difficile c’est donc de…partir !

-Les muscles des mollets et des jambes mis à contribution…encore heureux! Cela induirait que ceux qui attaque talon ne se serviraient pas de leurs muscles… !

Et puis le nombres de pas à la seconde…D’un point de vue plus général on ne fait pas ici  le tri dans les spécialités: la technique du 100m n’est pas celle d’un 100km .

La mode des chaussures minimalistes a fait grand bruit car elles auraient été la panacée contre les blessures, or ce ne fut pas le cas (fractures de fatigues au niveau des pieds)

Mais des blessures il y en a tant que cela en course à pied ?

Non !

Et quand il y en a, est-ce la faute à la technique de course ?

Dans la majorité des cas non !

La mauvaise alimentation, le mauvais repos, les mauvais stress et le mauvais entraînement certainement !

 

 

Transmission…

Ecrit par: Bernard Brun - Le 22 avril 2016

Mercredi rendez-vous habituel au stade Raphaël Pujazon à Alès .

Et qui vois-je ?

Jean Jacques Court !

Pour ceux qui ne le savent pas j’ai eu la chance, il y a eu cinquante ans en octobre dernier , que ma route croise celle de ce prof’ d’EPS du lycée d’Alès !

Oui 50 ans !

Si cet homme n’avait pas été là je ne serais pas là non plus !

Beaucoup s’en réjouiront et quelques un, rares, en seront désolés !

Mais quel symbole au stade Raphaël Pujazon, Jean Jacques Court vient rencontrer son ancien élève !

J’ai pu offrir mon modeste bouquin à celui qui me mit le pied à l’étrier.

Transmission…

Ce que ne savait pas Jean Jacques c’est que un peu plus tard j’avais programmé une séance qu’il m’avait appris quand j’étais cadet :

Des  » Vite-Lent-Vite  »  (en fait  » Vite-Relâché-Vite  »)!

Des 120m pour Sophie notre minime.

Des 150m pour Marion, Élie et Louis.

Cette séance est pour moi d’une importance majeure dans l’éducation et la préparation de tout coureur à pied.

Oui d’abord courir vite, puis trouver le relâchement et l’amplitude, et enfin repartir sur cette amplitude acquise. C’est cette séquence qui permet à l’entraîneur de voir chez le coureur tout ce qui se passe, et au coureur de s’en mettre plein la gueule, le bonheur quoi !

Raphaël m’avait appris à reconnaître un parcours de cross, c’était un orfèvre en la matière…

Jean Jacques m’avait appris la technique de course lui le sprinter…

Transmissions…

Qu’est ce que cela va me rapporter ?

Ecrit par: Bernard Brun - Le 19 avril 2016

En 1975 le tout nouveau club d’athlétisme d’Alès dans le Gard organisa son premier tour pédestre. Partis à la chasse aux lots je fis le tour des magasins….

En haut de la rue d’Avéjan se trouvait un magasin de sport  »Dautheribes », je demande alors un petit quelque chose, monsieur Dautheribes me dit alors :

« D’accord, je donnerai un lot à ceux qui remporteront un sprint devant mon magasin. »

Hé oui ! Monsieur Dautheribes confondait vélo et course à pied !

Une autre fois pour une autre organisation je suis allé voir le patron du plus grand magasin de sports d’Alès, à ma demande il m’a répondu très opportunément :

«  Qu’est ce que cela va me rapporter ? »

Oui à l’époque pas grand chose…dans son beau magasin on pouvait trouver au mieux des pointes, des shorts, des débardeurs…

Depuis que de chemin parcouru !

Son magasin généraliste est en concurrence avec trois autres magasins comme le sien et deux spécialisés.

Ah ! Du matos il y en a !

Oui maintenant ça rapporte !

Tant mieux !

Mais…

Le développement de la course à pied est passée par le hors stade d’une manière  »sauvage » au début avec le mouvement Spiridon et j’ai une anecdote savoureuse à ce sujet !

En 1976 je me suis présenté à l’élection de la Ligue du Languedoc. Le président de la Ligue de l’époque a présenté un bulletin de vote avec deux colonnes, une avec des  »gens biens » et une avec les spiridoniens, et a demandé bien évidemment de ne pas voter pour la colonne où je me trouvais avec Jean Claude Moulin et d’autres.

Jean Jacques Court est intervenu en ma faveur mais le CTS de l’époque lui a répondu :

« On a pas besoin de ces gens là. »

Nous ne fûmes pas élus  »off course » !

Quarante années après je souris…

Le  »running » est devenu digne d’intérêt (s) !