Immense solitude…

Ecrit par: Bernard Brun - Le 27 avril 2019

 

Dans la vie d’un entraîneur il y a des moments de spleen…

Quand ?

Quand des coureur-euse-s sont malades ou blessé-e-s.

Le pourquoi reste un point d’interrogation car les causes peuvent être multiples…

Le comment récupérer de ce souci est aussi problématique, trouver un bon toubib disponible, un bon radiologue disponible, un bon kiné / ostéo disponible…

Au cours de toutes ces années de terrain j’en ai souffert !

Est-ce mieux aujourd’hui que hier ?

En 1987 j’avais été interviewé par Noël Tamini, Bobin venait d’être élu à la FFA et je disais :

« Avec lui j’ai beaucoup d’espoir, mais je doute que chez les coureurs cela change grand-chose. Je crains que le responsable n’ait pas les moyens de sa politique. »

Aujourd’hui la politique de Macron en matière de sport est très préoccupante , notre ministre parle de budget « sincère » en supprimant à tour de bras les conseillers techniques et en diminuant les budgets…

Aujourd’hui la fédé connaît de gros soucis avec, notamment, la peste du dopage…

Heureusement qu’il y a les compagnons de stade !

Spiridon juin 1987 1Spiridon juin 1987 2

 

Course à pied, terre de contraste !

Ecrit par: Bernard Brun - Le 14 avril 2019

Hier après midi je me trouvais à Cardet, un petit village non loin d’Alès, pour la remise des prix du Challenge Raphaël Pujazon. Pendant le temps d’un marathon j’ai pu voir un défilé de jeunes coureur-eu-s, tous magnifiques !
C’est mon athlé.
Ce matin j’ai vu Calvin battre un record de France. Va-t-elle accepter qu’il soit homologué ? Je ne sais pas parce que au vu de sa course elle peut faire mieux !
Mascarade, triste mascarade !
Ce n’est pas mon athlé.
Le Challenge Pujazon vit depuis 21 ans, pas sur que la martégale dure aussi longtemps !
PS : un sourire pour nos commentateurs avec leurs « Florence Calvin »…. la donzelle a peut être une jumelle ce qui expliquerait bien des choses !

Calvinade!

Ecrit par: Bernard Brun - Le 21 mars 2019

Chez nous il y a des gardonnades , c’est quand nos Gardons se mettent en colère et qu’ils connaissent des crues dévastatrices.
Depuis le 10 mars il faudra que Le Petit Robert rentre dans ses nouvelles définitions : calvinade.
Définition ? Au plus court ? Prendre les gens pour des cons !
En effet la flèche de la « Venise provençale » a fait fort, dire qu’elle nous a mené en gondole est peu dire !
Reprenons : au cours du semi de Paris elle passe en 16’24’’ au 5km ce qui est un record de France, et ?
Elle ne veut pas que le record soit homologué !
Est-ce parce que ce record est réglementairement suivi d’un contrôle antidopage ? Je ne sais pas…
Mais qu’elle le veuille est une chose, mais que ça lui soit permis c’est autre chose !
Dans la vie de tous les jours puis-je par exemple:
Refuser un contrôle routier ? « Pardon monsieur le gendarme je suis bourré, j’ai grillé un stop mais je reviendrai demain ! »
Vaut mieux en rire ?

Puisque je me tue à vous le dire !

Ecrit par: Bernard Brun - Le 20 mars 2019

 

 

Je viens de regarder sur Arte l’émission du 19 mars de Xenius . Xenius est « Le magazine de la connaissance » d’Arte. Dans sa dernière production le titre est « Astuces des sportifs pour prévenir douleurs et courbatures ».

Si je reviens en arrière on nous a asséné pendant des lustres la nécessité absolu du « retour au calme » après les efforts importants. Ce retour au calme étant assorti d’étirements.

Je m’y suis opposé parce que, par observation, j’avais noté que ce « remède » était pire que le mal !

J’ai toujours considéré que demander à l’organisme des efforts supplémentaires après des efforts était absurde, comme je le dis « demander aux muscles qui viennent d’en prendre « plein la gueule » de forcer encore est une bêtise ! ».

Dans ce magazine plusieurs techniques sont abordées :

*La cryothérapie où cette technique n’est abordée que sur des affirmations, rien de « scientifique » .

*Les aspects dentaires, infections (indispensable), équilibre de la mâchoire( si nécessaire ), sont sans en aucun doute efficaces, mais n’ont rien à voir avec la prévention au quotidien des douleurs et courbatures.

*Un comparatif avec deux sportifs, une vététiste et un footballeur, entre :

1/ Le retour au calme classique avec footing lent ou vélo souple

2/ Un exercice qui consiste à faire « rouler » les muscles sur un rouleau en mousse

3/ Une immersion dans une eau à 12°

Suite à ces activité le taux d’urée et les CPK (« indice de souffrance musculaire ») sont relevés.

Il en ressort que les plus efficaces sont les rouleaux et l’eau froide.

CQFD !

Alors que faire ?

Franchement plonger dans une eau à 12° ne m’enchante pas, en plus il faut pouvoir le faire avec une « grande poubelle » et de la glace, en tout cas je vois mal ça sur « mon » stade !

Le rouleau de mousse me plairait bien, mais pour ça il faut un local…que je n’ai pas !

Alors !

Séance terminée je rentre chez moi, je prend une bonne douche,je m’hydrate, je me nourris et je me repose. Le lendemain je vais courir en « endurance » et après je programme étirements et abdos.

Et ça marche !

L’expérience vécu le démontre…plusieurs « garanties décennales » !

 

 

 

 

 

Surveillance de l’entraînement .

Ecrit par: Bernard Brun - Le 18 mars 2019

Récemment j’écrivais quelques lignes sur la mononucléose et la difficulté à la diagnostiquer.
Mais je vais balayer devant ma porte ! En effet nous les entraîneurs n’avons nous pas des moyens de vérifier la condition physique des coureur-euse-s ?
Oui !
Comment ? D’abord par l’évaluation à l’aide de tests.
*Un test sur 50m ou 60m au sprint, avec prise de chrono, donnera une indication sur la motricité.
*Un test sur 1500m à 3000m ,avec prise de chrono chaque tour, donnera une indication sur le niveau de la qualité aérobie.
Autres moyens ?
Oui programmer régulièrement une séance de VMA.
Par exemple 8 à 10x 400m. On notera les chronos réalisés et le temps de pause . Si les chronos des fractions augmentent par rapport aux chronos habituels, ou que le-la coureur-euse « s’éteint »au fil des fractions, nous avons une indication. Autre indication une prise des puls pendant la séance et un relevé pendant la récupération pendant les 5’ qui suivent. Ces éléments devront être analysés, ils ne signifient pas qu’il y a maladie mais peut être autre chose, de toutes façons autre chose.
Autres moyens ?
Oui parler, échanger, tchatcher même ! J’en ai appris des « choses » dans ces moments là où l’état général s’exprime ! Quelqu’un qui « fait la gueule » présente forcément un souci !
Après l’analyse c’est autre chose !
Mais, mais, mais ne psychologisons pas trop les choses ! Il est de bon ton actuellement de parler du mental, il a bon dos le bougre ! Certes il a toute sa place mais avec un corps fatigué ou malade il ne fera pas de miracles…j’en ai vu des coureur-euse-s aller au-delà de leur limite « raisonnable » et ne pas avoir le résultat attendu !
Soyons rigoureux dans nos approches, les dieux n’y sont pour rien ni dans nos réussites, ni dans nos échecs !
« Rien de va de soi »
« Rien n’est donné »
« Tout est construit »
G. Bachelard