Big Moustache à Moscou…par le Neuf-quinze

Ecrit par: Bernard - Le 21 octobre 2014

Le savait-on ?

La France entière a brutalement perdu un copain, un bon pote, atypique, fraternel, truculent, pas chichiteux, toujours prêt pour une bonne partie de rigolade jusqu’au bout de la nuit. Sacré Christophe ! Parler de Christophe, à des oligarques russes ou chinois, ou à des émirs du Golfe, et c’était la franche marrade assurée, la fraternisation immédiate, à l’évocation de la moustache, la fameuse moustache, la big moustache, une moustache taillée sur mesure pour le Barthes des mythologies, icône à elle toute seule de tous les atypismes, de toutes les transgressions.

Dans le civil, PDG de Total, c’est dire s’il en avait, des bonnes histoires à raconter, sur les patrons et les ministres, surtout les ministres, ces culs serrés qui ne veulent pas entendre parler de gaz de schiste. Ah, maudit conducteur russe éméché, de la maudite dé-neigeuse de l’aéroport de Moscou. De l’éloge funèbre des radios du matin à Christophe de Margerie, on dégagera donc, au doigt mouillé, les statistiques suivantes.

Première occurrence : il était sympa. Variantes : il tutoyait les journalistes (Lefébure, France Inter), il entrainait les copains dans des beuveries jusqu’à pas d’heure dans les troquets de Davos et d’ailleurs (Stéphane Richard, PDG d’Orange, RTL), il aimait le whisky, les blagues, il était respectueux du personnel (salarié, France Inter).

Deuxième occurrence, ex-æquo : c’était un grand Français (Manuel Valls, Laurence Parisot). Il croyait à la France, qu’on pouvait y faire des choses, bien des choses. Et si Total payait si peu d’impôts en France, c’est la faute, qu’on se le dise, à la législation internationale.

Troisième occurrence : pour que son entreprise soit aimée (« on est des hommes comme les autres, on fonctionne aussi à l’affectif », Stéphane Richard), il n’hésitait pas à payer de sa personne. Prime spéciale à l’anecdote de la Miss Météo du Grand journal de Canal+ qui, en sous-vêtements, s’était barbouillée de mazout devant lui, un jour de marée noire, « sans qu’il quitte le plateau ».

Quant au reste, au rôle de l’extraction pétrolière dans le réchauffement climatique, aux efforts (ou pas) de Total dans la transition énergétique, et autres questions secondaires, il en sera question une autre fois.

Daniel Schneidermann

Tirole, Macron aime…alors!

Ecrit par: Bernard - Le 14 octobre 2014

La plaisanterie du jour : Jean Tirole, prix Nobel d’économie

Brève de Yéti

Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014

Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014 (photo : AFP/Rémy Gabalda) En apprenant la nouvelle, on s’est tous un peu gratté la tête : qui c’était, ce Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014 ? Ses premières déclarations publiques allaient vite nous éclairer :

« Je ne pense pas que l’économie française est un cas désespéré. On a quand même beaucoup d’atouts. On a des grandes entreprises qui marchent bien, un tissu de PME qui est encore trop faible et beaucoup de capital humain. »

Et sur le marché du travail, qu’il convient bien sûr de réformer d’urgence (suivez mon regard), cette tirade impayable de notre économiste néolibér… néonobélisé :

« À force de trop protéger les salariés, on ne les protège plus du tout. »

Allez bon, c’est une brève, il est temps d’en livrer l’évidente conclusion : Tirole a autant mérité son Nobel d’économie qu’Obama son Nobel de la paix.

P.-S. On lira aussi avantageusement le billet au scalpel de Laurent Mauduit (Mediapart) qui, dès 2012, classait Jean Tirole parmi « les imposteurs de l’économie ».

Rencontre à Annecy le 11 octobre

Ecrit par: Bernard - Le 01 octobre 2014

Je serai présent le samedi 11 octobre à Annecy.

Où?

Évident!

Chez 42,195!

A partir de 10h30.

Si vous avez envie de partager un moment avec moi je serai à votre disposition.

On pourra parler de tout, sans tabou!

Entraînement bien sur, mais aussi de tout ce qui va avec!

Inondations et bêtises des hommes…

Ecrit par: Bernard - Le 24 septembre 2014

Dernièrement un épisode cévenol a fait des siennes.

Pertes humaines et financières…

Évidemment de la colère.

Comment est-ce possible?

Et puis…trouver un fautif!

J’ai entendu que les cours d’eau seraient trop petits, qu’il faudrait les recalibrer…

Je ne suis ni hydrologue, ni ingénieur, mais je me pose la question:

Les recalibrer, oui mais avec quel calibre?

Je lis dans l’histoire locale de mon village, Le Collet de Dèze, écrite par

Philippe Hugon:« Au cours des inondations catastrophiques de 1808 et 18011 furent

emportés le pont Roupt (il comprenait 4 arches, long de 52m sa chaussée était

établie à 12 m au dessus du Gardon il laisse à voir aujourd’hui deux arches émergeant

de 2 m au dessus du gravier), l’église et son presbytère, tandis que le niveau général

du vallon était exhaussé par endroit de près de 10 mètres par les alluvions.

Mention doit être faite de la crue de 1911 qui acheva la destruction du pont de Saunier.

Mention également de la crue de 1899 qui emporta le pont métallique…

Et bien avant ces dates , relativement récente, les récits anciens ont

perpétué le souvenir de nombreuses et fortes gardonnades. Les construction ont fui

peu à peu les torrents dévastateurs contre lesquels il était difficile de se protéger

efficacement et recherché les hauteurs. Elles ont ainsi occupé peu à peu

les versants montagneux, ces gradins exhaussés qui délivrent de la hantise de l’inondation.. »

De ma mémoire j’ai gardé un souvenir d’un gardonnade assez forte 1958 où j’étais

au Collet et bien que n’ayant que 8 ans à l’époque je me souviens du chemin en terre

qui descend vers la nationale avec l’eau qui venait contre le bas de caisse de la

203 de mes parents, plus bas l’image de ce châtaignier énorme emporté comme

un fétu de paille, du niveau de l’Andorge , ruisseau famélique le reste du temps.

Depuis 1993 il n’a pas plu vraiment fort en Vallée Longue, qu’adviendra-t-il le jour

où il tombera des cordes?

Un barrage a été construit en 1967, mais que pourra-t-il faire contre la furie des eaux?

J’ai même entendu qu’il serait un danger!

En 2002 Alès a été durement touché mais il n’avait guère plu en Vallée Longue…

Alors?

Pourquoi ne s’est-on pas servi des leçons de l’histoire?

Les près Saint Jean furent longtemps des prés où le Gardon pouvait s’étaler

quand il était en colère,

aujourd’hui ce sont HLM, lycée et collèges…

Pourquoi a-t-on construit dans le lit majeur du Gardon et de ses affluents?

Par pragmatisme?

Besoin de loger du monde?

Certes mais qui aujourd’hui souffre?

Gouverner n’est ce pas prévoir?

.

Entraînement d’automne

Ecrit par: Bernard - Le 24 septembre 2014

Ah l’automne!

Ma saison préférée!

D’ici peu mes Cévennes font flamboyer sous le soleil!

Les coureurs de notre groupe vont eux s’atteler à une préparation physique certes joyeuse mais solide!

Du foncier?

Oui mais à ma sauce!

Non je ne vais pas leurs demander de trottiner en rond à n’en plus finir!

Oui je vais les astreindre à courir, comme , d’habitude à VMA (même si elle n’existe pas!).

Mais surtout je vais essayer qu’ils améliorent leur « motricité ».

Pourquoi?

Courir vite n’est pas uniquement une question de VO2.

Avoir un « gros moteur »?

Oui!

Mais si l’on a une petite « carrosserie »…

Chez les vétérans le soucis est encore plus vif car avec le temps ils perdent puissance musculaire et coordination.

Alors je propose dans un premier temps sur la piste un travail de vitesse sur 40 à 80m.

Passage individuel devant moi avec demande de correction (placement du bassin, relâchement…)

Arrêt de la séquence en fonction de la fatigue de chacun.

Une fois par semaine. Ceci pendant un mois.

Ensuite nous irons en nature « bouffer » des côtes »!

Mais j’y reviendrai.