J’aime le 09h15 le neuf-quinze

Ecrit par: Bernard - Le 22 janvier 2015

Daniel Schneidermann * a écrit:

Tesson : la solution du chiffon Tous les cerveaux malades ne sont pas condamnés à l’indignité médiatique. Après sa tirade islamophobe sur Europe 1 et alors que le parquet vient d’ouvrir une enquête, le chroniqueur octogénaire Philippe Tesson est l’invité de Léa Salamé, sur France Inter. Il est tancé fermement, sermonné, rappelé à l’ordre. « Qu’est ce qui vous a pris ? Vous avez dit que les musulmans foutent la merde en France ! » Ah non. Attention. Ne pas déformer. Ne pas trahir sa pensée. « Je n’ai pas dit qu’ils foutent la merde, j’ai dit qu’ils amènent la merde ». Et vous le maintenez ? Tesson sort les rames, pour une opération traduction, à destination des chastes oreilles des auditeurs de France Inter : « s’il y a des désordres aujourd’hui en France, il y a quand même davantage de musulmans que de chrétiens qui amènent ces problèmes, non ? »

En effet. Ça change tout.

Pour sa défense, Tesson explique que les temps ont changé. Au siècle dernier, période bénie, avant que les serres du politiquement correct s’abattent sur la délicieuse liberté française, on pouvait parler clair, dru, joyeux, exprimer sa pensée telle qu’elle jaillissait de nos cerveaux vigoureux, dire tout haut ce qu’on pensait tout bas. Aujourd’hui, hélas… « Qu’est-ce qui vous a pris ? » Quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, Tesson fait partie de la famille. On ne va tout de même pas encabaner papy, aujourd’hui, à son âge. La saillie islamophobe est certes inacceptable, mérite rappel à l’ordre, réprimande, tape sur les doigts, tout ce qu’on voudra, mais tout de même moins que l’apologie des frères Kouachi sous l’emprise de l’alcool. « Une boulette », dit Joffrin, pour excuser Tesson.

Ces circonstances atténuantes ne sont donc applicables qu’aux éditorialistes multicartes, honorablement connus du milieu. Pas la moindre indulgence, en revanche, pour la collection de semi-débiles, sur qui pleuvent les condamnations à de la prison ferme (2), depuis deux semaines. « Ils ont tué Charlie, moi j’ai bien rigolé. Si je n’avais pas de père ni de mère, j’irais m’entrainer en Syrie », par un déficient mental, bénéficiaire de l’allocation adulte handicapé, à Bourgoin-Jallieu (Isère) : six mois ferme. A Paris : « quand je vois des bombes qui explosent et des policiers qui crèvent, je rigole ». Peu importe s’il s’autoproclame fils de Ben Laden, avec lourds antécédents psychiatriques : trois mois ferme. Sur Facebook : « on a bien tapé, mettez la djellaba, on ne vas pas se rendre, il y a d’autres frères à Marseille » : trois mois ferme. Etc etc. Et aucune invitation de repêchage à France Inter.

Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : ceci n’est pas un appel à l’incarcération de Philippe Tesson. J’aurais trop peur qu’il se radicalise en prison. Mais le code pénal, dans sa grande sagesse, a prévu des peines de substitution, que les tribunaux ont d’ailleurs parfois (mais trop peu) appliquées ces derniers jours. Vive l’éducation ! Il n’est jamais trop tard pour les solutions éducatives !

De même que les semi-débiles à la kalachnikov en carton pâte pourraient, avec profit, effectuer quelques menus travaux au bénéfice d’associations de victimes du terrorisme, de même on pourrait envoyer le semi-débile Tesson, avec son seau et son chiffon, nettoyer les tags islamophobes, qui se multiplient sur les mosquées. Et tout serait pardonné.

* Un nom à coucher dehors….un « boche » aurait dit mon p grand père

09h15 le neuf-quinze: Etre ou ne pas être Charlie

Ecrit par: Bernard - Le 09 janvier 2015

Voici un texte de Daniel Schneidermann. Il représente ce que je pense aussi….

 

Pourquoi le cacher ? On est tiraillé par des émotions absurdes. Irrépressibles. Incompréhensibles. Incorrectes. Cette photo, par exemple, d’Obama signant le registre de condoléances à l’ambassade de France de Washington, découverte au réveil.

Elle fait du bien. Savoir qu’Obama a écrit Vive la France, oui, ça fait du bien. Obama ? Le Obama des drones ? Oui, Obama. Et vous voulez savoir ? Dans cette mise en scène grandiloquente, devant l’ambassadeur français au garde à vous, devant une croûte qui représente sans doute La Fayette, ça fait doublement, triplement, du bien.
Vive la France. Elle flageolait, la France. On ne savait plus très bien pourquoi continuer à l’aimer. Depuis avant-hier, il me semble qu’on commence à re-comprendre ce qu’on a à défendre. Quand je vous parlais d’émotions absurdes, contradictoires, qu’il faut laisser s’exprimer, sur lesquelles il faut tenter de poser des mots. Parce que le meilleur hommage à leur rendre, aux crayonneurs assassinés, c’est de tenter de poser des mots, en toute liberté, comme ils posaient leurs crobards. Quand on aura bien compris ce qui nous arrive, il sera temps de faire le tri.
En toute liberté. Par exemple, la liberté de mettre en avant ce texte, lu dans le forum (1) : « je ne suis pas Charlie, et croyez-moi, je suis aussi triste que vous ». Ce texte qui pose des mots sur une gêne montante, la gêne devant cet unanimisme à la 98, à la 21 avril, et dont il est salutaire de souligner le côté illusoire, comme tous les unanimismes. Ce texte avec lequel je suis en désaccord sur plusieurs points, mais qui je pense doit tout de même être lu. Ne serait-ce que pour ce qu’il suggère sur les assassins présumés, ces deux frères Kalachnikov qui se cachent dans une forêt de l’Aisne, s’il s’avère qu’ils sont bien les assassins, il faudra bien essayer de comprendre leurs mobiles. Si les informations de presse sont exactes, leur entraînement militaire, leur acquisition de la maitrise des armes, remonte à une dizaine d’années. Il faudra bien se pencher sur cette dizaine d’années, sur cette longue patience, sur cette haine gardée au chaud, intacte, pour mieux comprendre, connaître, et combattre l’ennemi. J’ai bien dit combattre. Et comprendre. Et ennemi.
Etre ou ne pas être Charlie ? Non, je n’étais pas Charlie. J’étais Cabu. J’étais Wolinski. Mais je n’étais pas Val, ça non. Et donc, je ne pouvais pas être Charlie. Mais tout ça, c’était hier. C’était avant la mare de sang. De l’autre côté de la frontière de sang. Aujourd’hui, oui, je suis Charlie. Je suis le Charlie de l’après. Le Charlie indispensable, et qu’on accueillerait volontiers chez nous, avec ses traumatisés, avec ses éclopés, avec tous les petits nouveaux qu’on souhaite le plus nombreux possibles, si on avait la place. Et pas seulement pour le prochain numéro à un million d’exemplaires. Mais pour tous les suivants, quand Obama et tous les empesés repenseront à autre chose.
Pourquoi Cabu et Wolinski, pourquoi pas les autres ? Ce n’est pas seulement, je crois, une question de génération, telle qu’elle pouvait ressortir dans la veillée de l’autre soir, chez Mediapart (2). Cabu et Wolinski, c’était un combat dont le ressort profond apparaissait clairement dans leur œuvre antérieure. Et ce ressort, pour résumer, avait un nom : la tendresse. Leurs dessins souriaient. C’était plein de fleurs, de champagne, et de couchers de soleil. C’était plein de serments stupides au sommet des falaises d’Etretat. C’était plein de gars à arrière-pensées et de filles pas dupes, que ça arrangeait bien de les croire. C’était plein de moments totalement incorrects, avant qu’on invente le politiquement correct. C’était à la fois Voltaire et Marivaux. C’était délicieux. Et ça dézinguait tous ceux qui voulaient nous les arracher, ces moments-là : beaufs, flics, adjudants, curés, d’abord. Avant qu’y viennent s’ajouter les imams et les encagoulés.
C’est cette tendresse, qu’on a assassiné, avec les deux vieux. Les moines soldats de la bande à Val, la génération suivante, ils étaient devenus de purs combattants. Moine-soldat, ce n’est pas moi qui le dis. « Charb, c’était un moine soldat », dit Jeannette Bougrab, l’ex-ministre sarkozyste, qui était sa compagne. Leurs dessins cognaient fort. Cognaient peut-être nécessaire. Mais cognaient sans tendresse. La loi de la guerre, cette goule, avait bouffé tout le reste. Alors oui, leur mort les bottes aux pieds suscite l’admiration. Oui, chapeau bas. Oui, le Panthéon, comme le suggère Bougrab, pourquoi pas ? Je ne plaisante pas. Ils en auront, des choses à dire à Hugo, à Jaurès, à Moulin. Sans compter qu’ils pourront les dessiner. Oui, ramasser le crayon dans la mare de sang, et en faire de l’encre. Mais sans jamais oublier au nom de quel rêve il faut se battre, même si le souvenir, pour un temps, devait s’en estomper.

 

49 ans plus tôt…

Ecrit par: Bernard - Le 05 décembre 2014

cross1965Trois petits cadets au départemental de cross.

Décembre 1965 au Mas de Cabanes près de Nîmes.

Viandox à l’arrivée!

J’ai lu : Les secrets des Kenyans, meilleurs coureurs du monde

Ecrit par: Bernard - Le 01 décembre 2014

Extraits :
1/ « Soudain, un groupe de coureurs en survêtements colorés passe rapidement devant eux.
Ce sont les meilleurs athlètes du monde, et ils sont ici chez eux. Le petit village kényan de Iten, situé à deux kilomètres au-dessus du niveau de la mer, est l’endroit où plus de 800 coureurs du pays (y compris les détenteurs de record olympiques et mondiaux) vivent et s’entraînent. Ce petit village est devenu presque mythique, tant il a produit de champions, année après année. »
Commentaire : Iten le Mythe il fut un temps où c’était Volodalen !
2/ La course, véritable religion au Kenya
Le Kenya a régné sur les courses de moyennes et longues distances pendant des décennies. Rien que sur les douze derniers mois, ses coureurs ont gagné la plupart des grands marathons. Les vingt temps les plus rapides sont également détenus par des kényans.
À Boston, l’un des marathons les plus difficiles, les Kényans ont pris les trois places du podium, sur les épreuves féminines et masculines.
Patrick Mahau a d’ailleurs défini un nouveau record du monde en bouclant les 42 kilomètres en 2:03:38 heures au marathon de Berlin. Il ne fait pourtant pas partie de l’équipe olympique, ce qui montre l’étendue du talent kényan en matière de course à pied
Commentaire: religion…tout est dit non ! Mais religion pour qui? Croire mordicus et sans aucun recul à ces performances est du domaine du ciel, par toutatis !
3/Des avantages génétiques ?
Ce qui les différencie des autres ? Certaines théories biologiques populaires, datant des années 1990 expliquent que les Kalenjins, d’où proviennent la plupart des champions, seraient avantagés par leurs attributs physiques. Il avait été constaté que les Kalenjins possédaient de longues jambes, des chevilles fines et un nombre plus élevé de globules rouges. Certains disent que leurs gènes leur donneraient de meilleures capacités à la course. Les résultats ne furent toutefois pas concluants, et les populations concernées rejettent ces hypothèses.
Commentaire : Cette théorie est encore parfois avancée sur les ondes…mais alors pourquoi règnent-ils sans partages ? La réponse dans la question suivante ?
4/Un travail acharné
Johana Kariankei, un jeune Kényan de vingt ans originaire de Narok, dans la vallée du Rift, a été formé trois ans à Iten. Celui-ci s’est donc efforcé de s’entraîner comme ses condisciples en quête de médailles. Assis par terre, sur une piste de course poussiéreuse, il explique que ce qui distingue ces athlètes des autres, est juste le labeur. « Ils s’entraînent beaucoup, et ils sont tellement dévoués. De plus, Iten est le meilleur endroit au monde pour progresser. C’est une question d’altitude et d’attitude. »
Commentaire : Les Kalenjins sont acharnés, les autres d’ailleurs sont des branleurs, c’est bien connu…
5/Une habitude prise dès le plus jeune âge
« Lorsque vous commencez à courir pour aller à l’école, vous construisez une meilleure endurance dès votre plus jeune âge. Arrivé à quinze ans, vous aurez l’endurance nécessaire pour bien faire de l’athlétisme » explique Kariankei. « C’est pour cela que nous nous différencions des européens, qui prennent le bus pour aller à l’école ».
La course fait partie intégrante de la vie dans les prairies rurales du Kenya. Elle n’est d’ailleurs pas identifiée comme une activité en soi. La plupart des Kenyans vous diront qu’ils ne courent pas beaucoup. Mais au moment où les jeunes kényans débutent leur formation de coureurs professionnels, ils ont parcouru déjà en moyenne 16 000 kilomètres de plus que leurs homologues occidentaux. Alors que ces derniers passent la première année de leur formation à « construire leur endurance » –ce que les entraîneurs appellent les bases, les athlètes kényans peuvent se concentrer sur le perfectionnement technique et l’obtention de résultats.
Commentaire : Que nos jeunes pousses européennes soient dans une condition physique déplorable : aucun doute ! Mais pas tous…Tous les observateurs un tant soit peu honnêtes le savent bien ! Quant aux 16000 km parcourus en plus je serais curieux de savoir comment cela a été évalué…et que dire du perfectionnement technique du coureur professionnel kényan …
Cela doit être le Xème article sur les coureurs kényans. Il ne nous éclaire pas plus que ceux écrits sur Lance Armstrong qui lui aussi était un gros travailleur…
J’ai posté cet article sur mon mur Facebookien, il a été partagé 22 fois et a provoqué des dizaines de réactions…
Les bras m’en tombent…
Alors j’affirme que le secret de ces kényans, qui cavalent à des allures incroyables, n’est autre que le dopage.
Croire le contraire c’est être dans une « Amstrongite »aigüe !

Piqué dans POLITIS

Ecrit par: Bernard - Le 30 novembre 2014

Le Sud sous les eaux : que les médias cessent de pleurnicher et expliquent réchauffement climatique et bétonnage !

Il serait temps, qu’après chaque catastrophe dite « naturelle », que les médias, en particulier les chaines de télévision, cessent de consacrer leurs commentaires (hélas) inutiles aux dégâts et aux victimes qu’il est trop tard pour empêcher ou sauver. Pour commencer à expliquer que l’essentiel des neuf événements météo survenus depuis le mois de septembre ou, encore plus nombreux, depuis le début de l’année, est lié au réchauffement climatique dont les pouvoirs publics et chacun d’entre nous sont responsables. Et qu’ils sont et seront de plus en plus fréquents.

Parce que, collectivement, nous faisons semblant de ne pas y croire. Notamment en oubliant que la plupart des Français espère que ce sont les autres qui feront « un geste pour le climat ». Sans oublier que la politique de bétonnage des rivières, des terres et des rivages (grandes surfaces commerciales après parkings…) menées par les aménageurs et les municipalités qui construisent n’importe où contribue à aggraver les conséquences des pluies anormales et des coups de vent.

Ce n’est pas en pleurnichant par médias interposés que nous mettrons un terme au réchauffement climatique. Ce n’est pas non plus en réclamant de nouveaux barrages et de nouvelles digues que les municipalités irresponsables et esclaves du BTP, empêcheront la pluie de tomber et les vents de souffler !