Cela ne cassera pas 4 pattes à un canard!

Ecrit par: Bernard - Le 29 octobre 2014

Midi libre dopage

Pris dans le « 09h15 le neuf-quinze »

Ecrit par: Bernard - Le 29 octobre 2014

Du nivèlement des scandales

Le Canard n’est pas content. Dans son numéro d’aujourd’hui, le volatile reproche à mots couverts à Mediapart d’avoir « jeté en pâture » le nom de Gilles Carrez, président de la commission des finances de l’Assemblée , parmi les quelque 60 parlementaires « en délicatesse avec le fisc ». Motif : les discussions entre Carrez et le fisc n’ont pas encore abouti. Étrange cancanement : c’est pourtant le volatile lui-même qui, dans son numéro précédent, dévoilait ce chiffre : 60 parlementaires. Les discussions, alors, n’avaient pas davantage abouti. Certes, Le Canard ne donnait pas les noms. Mais même sans les noms, l’info était tout aussi susceptible d’entretenir « l’antiparlementarisme ».

Dans l’enquête de Mediapart, le point de vue du contribuable Carrez était exposé en détail. A chaque lecteur de se faire son opinion sur sa bonne ou sa mauvaise foi. A quel moment, d’ailleurs, la publication des noms des parlementaires aurait-elle été conforme à la déontologie du Canard ? A la fin des discussions entre le fisc et les parlementaires ? Et alors, dans quel cas exactement ? Si le fisc donnait raison aux parlementaires ? Dans le cas contraire ? Les deux ? Aucun ? Depuis l’affaire Cahuzac, les parlementaires vivent dans un nouvel écosystème, plus transparent, même s’il est loin de l’être totalement. C’est évidemment moins confortable pour eux. Mais Le Canard préférait-il l’ancienne mare ?

Plus pertinente, s’il faut trier entre les sujets d’attention et d’indignation, est, à mes yeux, l’importance respective accordée par le tam-tam médiatique à ces différents scandales. Dans le même numéro, l’hebdo satirique révèle que les travaux de l’appartement de fonction du secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon auraient coûté 130 000 euros -et encore, la CGT a renoncé au home cinéma et à la cave à vins . En réponse, la CGT fait valoir que c’est la première fois que son secrétaire général n’est pas parisien, et qu’il a bien fallu le loger. Dans les journaux radio du matin, l’affaire recueille autant de place que la réunion de Berlin, au cours de laquelle va être finalisé l’accord sur un échange d’informations entre 46 États et territoires sur la fraude fiscale. Enjeu de la récupération de l’évasion fiscale : des milliards d’euros, soit de quoi rénover les appartements de quelques milliers de secrétaires généraux de la CGT (avec home cinéma et cave à vins).

Autre exemple, ce lancinant débat sur les fraudes à Pôle Emploi (l’affaire dite « des chômeurs qui ne cherchent pas vraiment de travail ») feuilleton récurrent des médias. On rappelait ici que le montant de ces « fraudes à Pôle Emploi » ne porte que sur 1% du montant des fraudes en France, la masse la plus importante étant celle de la fraude fiscale. A longueur de semaines, le tam-tam nivelle ainsi des scandales dont les montants n’ont aucune commune mesure. Certes, en fonction de son auteur, de ses circonstances, de son degré d’impunité, un petit détournement peut être plus scandaleux qu’un gros. Mais il est utile d’avoir toujours les montants en tête.

Observateurs…

Ecrit par: Bernard - Le 28 octobre 2014

Bruno Bellay est allé au bout de son rêve!

Ce fut dur, très dur…

20h14’46″ d’effort à l’Endurance Trail.

Mal aux cannes, mal partout, mais heureux!

C’était-il bien entraîné?

Évidemment oui puisqu’il a réussi!

Mais qui sait ce qu’il a traversé pour en arriver là?

Bien peu de monde…

L’année dernière il avait participé au Trail de L’Hospitalier le 3 novembre: 11h09′. Bien préparé, VMA (hé oui!) Seuil, sortie longue aménagée.

Cette année le 23 mars marathon de Rome 3h38′. Bien préparé, VMA et Seuil.

Après la marathon les chose se gâtent…suite à une période de repos bien méritée, très difficile de s’y remettre, pas de force et surtout pas d’envie. J’ai proposé à Bruno une reprise en douceur, très progressive mais avec de la VMA (toujours!). Puis un peu plus tard suite à une reconnaissance d’un parcours de trail gros coup de bambou…Nous avons discuté et décidé de modifier un peu (je ne suis pas diététicien ni nutritionniste!) son alimentation du matin. Cela a bien marché et l’entraînement pour L’Endurance Trail a pu se dérouler sans soucis.

Si un observateur bien intentionné avait « analysé » les chose à l’instant « T » quand Bruno n’ allait pas très bien la sentence aurait été probablement:

« Il en fait trop! »

Combien de fois ai-je entendu, ou m’a-ton reporté ce genre de réflexion!

Le grand Thierry Pantel lui même a eu droit à ce genre d’analyse!

Je me souviens de Camille Viale qui me disait que l’entraîneur national de l’époque trouvait que Thierry courait trop…alors qu’après analyse c’était au contraire celui qui participait à moins de compétitions…

L’ami Eric Agrinier en a bavé hier à Dublin 2h38’54″. Il était monté dans la verte Irlande pour réaliser bien mieux…Ce sera pour une autre fois…

Que va dire l « observateur » bien intentionné?

« Il en fait trop, il a couru le Médoc et gnanana et gnanana… »

Eric a fait le déplacement à Dublin pas au mieux de sa forme, même s’il c’est entraîné correctement VMA/Seuil. Mais quand « faut y aller, faut y aller », il n’est pas dans ses habitudes de se poser de questions inutiles!

Ce que je puis dire est que, objectivement, Eric n’a pas connu des conditions idéales d’entraînements ces derniers temps. L’aléa climatique dans notre région a joué à plein pour le capitaine des pompiers qu’il est!

L’amie Marion Barlaguet a connu un jour « sans » dimanche au France de semi 1h26’27″.

Que va dire l »observateur » bien intentionné?

« Elle en fait trop, elle est fatiguée.. »

Alors que personne ne sait rien, ne pose même pas une question…

Les « observateurs » savent…

Je sais cela depuis des lustres…

Ce qui m’agacent c’est que ces « observateurs » avec leurs réflexions irréfléchies, et souvent leur totale incompétence, peuvent troubler le compétiteur et son entourage.

Mais bon c’est la vie!

C’est une grande misère que de n’avoir pas assez d’esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire.
La Bruyère

 

 

 

Big Moustache à Moscou…par le Neuf-quinze

Ecrit par: Bernard - Le 21 octobre 2014

Le savait-on ?

La France entière a brutalement perdu un copain, un bon pote, atypique, fraternel, truculent, pas chichiteux, toujours prêt pour une bonne partie de rigolade jusqu’au bout de la nuit. Sacré Christophe ! Parler de Christophe, à des oligarques russes ou chinois, ou à des émirs du Golfe, et c’était la franche marrade assurée, la fraternisation immédiate, à l’évocation de la moustache, la fameuse moustache, la big moustache, une moustache taillée sur mesure pour le Barthes des mythologies, icône à elle toute seule de tous les atypismes, de toutes les transgressions.

Dans le civil, PDG de Total, c’est dire s’il en avait, des bonnes histoires à raconter, sur les patrons et les ministres, surtout les ministres, ces culs serrés qui ne veulent pas entendre parler de gaz de schiste. Ah, maudit conducteur russe éméché, de la maudite dé-neigeuse de l’aéroport de Moscou. De l’éloge funèbre des radios du matin à Christophe de Margerie, on dégagera donc, au doigt mouillé, les statistiques suivantes.

Première occurrence : il était sympa. Variantes : il tutoyait les journalistes (Lefébure, France Inter), il entrainait les copains dans des beuveries jusqu’à pas d’heure dans les troquets de Davos et d’ailleurs (Stéphane Richard, PDG d’Orange, RTL), il aimait le whisky, les blagues, il était respectueux du personnel (salarié, France Inter).

Deuxième occurrence, ex-æquo : c’était un grand Français (Manuel Valls, Laurence Parisot). Il croyait à la France, qu’on pouvait y faire des choses, bien des choses. Et si Total payait si peu d’impôts en France, c’est la faute, qu’on se le dise, à la législation internationale.

Troisième occurrence : pour que son entreprise soit aimée (« on est des hommes comme les autres, on fonctionne aussi à l’affectif », Stéphane Richard), il n’hésitait pas à payer de sa personne. Prime spéciale à l’anecdote de la Miss Météo du Grand journal de Canal+ qui, en sous-vêtements, s’était barbouillée de mazout devant lui, un jour de marée noire, « sans qu’il quitte le plateau ».

Quant au reste, au rôle de l’extraction pétrolière dans le réchauffement climatique, aux efforts (ou pas) de Total dans la transition énergétique, et autres questions secondaires, il en sera question une autre fois.

Daniel Schneidermann

Tirole, Macron aime…alors!

Ecrit par: Bernard - Le 14 octobre 2014

La plaisanterie du jour : Jean Tirole, prix Nobel d’économie

Brève de Yéti

Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014

Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014 (photo : AFP/Rémy Gabalda) En apprenant la nouvelle, on s’est tous un peu gratté la tête : qui c’était, ce Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014 ? Ses premières déclarations publiques allaient vite nous éclairer :

« Je ne pense pas que l’économie française est un cas désespéré. On a quand même beaucoup d’atouts. On a des grandes entreprises qui marchent bien, un tissu de PME qui est encore trop faible et beaucoup de capital humain. »

Et sur le marché du travail, qu’il convient bien sûr de réformer d’urgence (suivez mon regard), cette tirade impayable de notre économiste néolibér… néonobélisé :

« À force de trop protéger les salariés, on ne les protège plus du tout. »

Allez bon, c’est une brève, il est temps d’en livrer l’évidente conclusion : Tirole a autant mérité son Nobel d’économie qu’Obama son Nobel de la paix.

P.-S. On lira aussi avantageusement le billet au scalpel de Laurent Mauduit (Mediapart) qui, dès 2012, classait Jean Tirole parmi « les imposteurs de l’économie ».