Retour au calme, effet placebo ?

Ecrit par : Bernard Brun - Le 22 août 2018

Une des manie en course à pied est de procéder à « un retour au calme » à l’issue d’une séquence d’entraînement de développement.
Pourquoi ?
Dans la dernière mouture de « Zatopek », quatre pages y sont consacrées, sous le titre, « calmons-nous ! ».
Dans l’introduction on lit : « Tous les entraîneurs le disent », « Auquel tout le monde ou presque sacrifie », « Aux États-Unis, les sondages montrent que 89 % des entraîneurs le recommandent…».
Dans le développement on cause « courbatures » « lactates », bref on fouille !
Pour trouver quoi ?
Rien ! Rien ne prouve que cette manie améliore en quoi ce soit la qualité de la récupération !
En ce qui me concerne je ne suis pas surpris du tout, du tout !
Pourquoi ?
Parce que je l’ai expérimenté, sur moi il y a bien longtemps et sur bien des coureurs femmes ou hommes.
Je suis toujours surpris, inquiet même, quand j’observe ces stakhanovistes du trot et de l’ étirements ! Et je te tire sur les mollets, et je t’allonges les ischios, et je te martyrise les quadris ! Ah quel bonheur !
Pourtant ces pauvres muscles qui viennent « d’un prendre plein la gueule » demandent qu’on leurs foutent la paix : ils ont mal !
Je me souviens d’un ami, excellent coureur , qui à l’issue d’une course s’escrimait à étirer un ischio douloureux pendant un 10km. Je lui ai conseillé d’arrêter immédiatement et d’aller voir un toubib rapidement. Verdict ? Déchirure sur 11cm de la zone douloureuse ! Deux choses : ce garçon est un dur au mal et, ensuite, c’était avant que je l’entraîne !
La conclusion de l’article est savoureuse avec le sous-titre « la foi du charbonnier » !
Oui mes amis tout est dans la tête !
Si vous pensez que c’est bon y-allez vous?
Si moi, l’entraîneur, je dis non, n’y-allez vous pas?
Cruel dilemme !