Reconnaissance…(1)

Ecrit par : Bernard Brun - Le 07 mars 2016

 

Samedi 16h00, Le Mans.

A la sortie du bus tout va bien ! Même dans le nord…ouest …oui pour nous les gens du sud au dessus de Montélimar c’est le « nord »(voir Galabru pour les ignares!).

Puis « aie ! » , une petite giboulée de grêle, oh ! gentillette mais bon , nous étions averti !

Je m’ étais chaussé de bottes et…j’avais parfaitement raison !

Oh ! le méchant parcours !

Une joie !

Du mou au très mou, avec du légèrement moins mou…en résumé !

Des souvenirs me sont revenus. 1986 Angers…souvenirs de vieux…c’est en croisant le père Watrice dimanche que cela m’est revenu :

« Oh salut ! (il m’avait reconnu, car probablement j’ai moins changé que lui à l’époque de sa splendeur!) l’entraîneur de Panpan ! »

Donc j’arrive avec le père Pantel à Angers. Sol neigeux parcours boueux…inquiétude de Pantel

« Je n’ai jamais couru là dessus… »

Ma réponse :

«  Ne t’inquiète pas on va reconnaître le parcours »

Que je vous explique : la reconnaissance d’un parcours de cross est essentielle, c’est un fondamental du cross.

Et nous voilà parti. Nous avions reconnu tout le parcours, chercher les meilleures trajectoires, testé les endroits où il y avait de l’accroche, nous étions les seuls à patauger dans la flotte glacée…il y avait un endroit dans un bosquet où se trouvait un petit fossé à franchir , nous avions regardé comment le sauter, les appuis, toujours les appuis…le lendemain au même endroit Watrice glissa et Levissse tchao bye-bye !

C’était un glorieux ancien qui m’avait expliqué tout cela , Raphaël Pujazon. Les vieux cela a parfois du bon, mais bon on ne va pas revenir sur les transmissions des savoirs, souvent absents des écrits « savants »…

J’ai dit alors à Pantel :

« Tu as de bons appuis, tu passeras »

Oui les appuis, toujours les appuis, c’est la base ! Amdouni « surpuissant » ? Oui mais avec un pied inintelligent…

La petite Gandar oui, elle, elle « caresse » !

La dernière droite des cadettes très intéressante aussi. Est-ce la plus « musclée » qui gagne ?

De la fonte, de la plyo bien au chaud …ouais…

Bouffer, des côtes sur des terrains naturels, des séances cross « chiantes », avec des appuis « chiants », ça oui… mais bon, ce que j’en dis…

Samedi j’ai vu…mais je n’ai pas fait mon boulot. Un peu pressé par le temps je n’ai pas parcouru tout le circuit et surtout seul… Comment alors détecter les pièges ? Comment envisager des scénarios de course ?

Le lendemain Marion Barlaguet a vu le piège se refermer sur elle dès que la courte zone de départ a été franchi…plus de 500 furies au galop ne laissent aucune chance !

Entre 120 et 150 au bout de 800 mètres il a fallu qu’elle cravache sec !

Elle ne fut pas la seule dans ce cas… Ballester chez les vétérans est au premier passage dans le fin fond du peloton, puis il a couru à la même vitesse que les premiers, si mon chrono ne m’a pas trahi, quelle « cagade » lui est-il arrivée ?

Marion termine 62ème..voilà une saison résumé par ce chiffre?

Non bien sûr !

Vice championne de France par équipe avec le SCO Sainte Marguerite, tout de même !

…mais il faudra changer des choses l’année prochaine.

Oui je pense déjà à « l’an qué ven » !Indécrottable !

Vive le cross !