Puisque je me tue à vous le dire !

Ecrit par: Bernard Brun - Le 20 mars 2019

 

 

Je viens de regarder sur Arte l’émission du 19 mars de Xenius . Xenius est « Le magazine de la connaissance » d’Arte. Dans sa dernière production le titre est « Astuces des sportifs pour prévenir douleurs et courbatures ».

Si je reviens en arrière on nous a asséné pendant des lustres la nécessité absolu du « retour au calme » après les efforts importants. Ce retour au calme étant assorti d’étirements.

Je m’y suis opposé parce que, par observation, j’avais noté que ce « remède » était pire que le mal !

J’ai toujours considéré que demander à l’organisme des efforts supplémentaires après des efforts était absurde, comme je le dis « demander aux muscles qui viennent d’en prendre « plein la gueule » de forcer encore est une bêtise ! ».

Dans ce magazine plusieurs techniques sont abordées :

*La cryothérapie où cette technique n’est abordée que sur des affirmations, rien de « scientifique » .

*Les aspects dentaires, infections (indispensable), équilibre de la mâchoire( si nécessaire ), sont sans en aucun doute efficaces, mais n’ont rien à voir avec la prévention au quotidien des douleurs et courbatures.

*Un comparatif avec deux sportifs, une vététiste et un footballeur, entre :

1/ Le retour au calme classique avec footing lent ou vélo souple

2/ Un exercice qui consiste à faire « rouler » les muscles sur un rouleau en mousse

3/ Une immersion dans une eau à 12°

Suite à ces activité le taux d’urée et les CPK (« indice de souffrance musculaire ») sont relevés.

Il en ressort que les plus efficaces sont les rouleaux et l’eau froide.

CQFD !

Alors que faire ?

Franchement plonger dans une eau à 12° ne m’enchante pas, en plus il faut pouvoir le faire avec une « grande poubelle » et de la glace, en tout cas je vois mal ça sur « mon » stade !

Le rouleau de mousse me plairait bien, mais pour ça il faut un local…que je n’ai pas !

Alors !

Séance terminée je rentre chez moi, je prend une bonne douche,je m’hydrate, je me nourris et je me repose. Le lendemain je vais courir en « endurance » et après je programme étirements et abdos.

Et ça marche !

L’expérience vécu le démontre…plusieurs « garanties décennales » !

 

 

 

 

 

Surveillance de l’entraînement .

Ecrit par: Bernard Brun - Le 18 mars 2019

Récemment j’écrivais quelques lignes sur la mononucléose et la difficulté à la diagnostiquer.
Mais je vais balayer devant ma porte ! En effet nous les entraîneurs n’avons nous pas des moyens de vérifier la condition physique des coureur-euse-s ?
Oui !
Comment ? D’abord par l’évaluation à l’aide de tests.
*Un test sur 50m ou 60m au sprint, avec prise de chrono, donnera une indication sur la motricité.
*Un test sur 1500m à 3000m ,avec prise de chrono chaque tour, donnera une indication sur le niveau de la qualité aérobie.
Autres moyens ?
Oui programmer régulièrement une séance de VMA.
Par exemple 8 à 10x 400m. On notera les chronos réalisés et le temps de pause . Si les chronos des fractions augmentent par rapport aux chronos habituels, ou que le-la coureur-euse « s’éteint »au fil des fractions, nous avons une indication. Autre indication une prise des puls pendant la séance et un relevé pendant la récupération pendant les 5’ qui suivent. Ces éléments devront être analysés, ils ne signifient pas qu’il y a maladie mais peut être autre chose, de toutes façons autre chose.
Autres moyens ?
Oui parler, échanger, tchatcher même ! J’en ai appris des « choses » dans ces moments là où l’état général s’exprime ! Quelqu’un qui « fait la gueule » présente forcément un souci !
Après l’analyse c’est autre chose !
Mais, mais, mais ne psychologisons pas trop les choses ! Il est de bon ton actuellement de parler du mental, il a bon dos le bougre ! Certes il a toute sa place mais avec un corps fatigué ou malade il ne fera pas de miracles…j’en ai vu des coureur-euse-s aller au-delà de leur limite « raisonnable » et ne pas avoir le résultat attendu !
Soyons rigoureux dans nos approches, les dieux n’y sont pour rien ni dans nos réussites, ni dans nos échecs !
« Rien de va de soi »
« Rien n’est donné »
« Tout est construit »
G. Bachelard

Fable de la biscotte !

Ecrit par: Bernard Brun - Le 16 mars 2019

Ce matin une jeune pousse, à la bourre pour l’entraînement, a « sacrifié » son petit déjeuner ! Quand je dis sacrifié c’est un peu inexact…il avait avalé « une demie biscotte » ! « Mdr » comme on dit aujourd’hui !
Cette situation est-elle une pure fable ?
Hélas non !
Le peu de soin alimentaire des coureur-eu-s est une évidence pour moi ! Bien sûr il y a des exceptions…
Met-on du diesel dans une Ferrari ?
Se nourrir est important non ?
Si on ne mange pas…on meurt !
Si on mange mal…on fonctionne mal !
« Évident mon cher Watson » !
Au sujet de la malbouffe j’engage à la vision d’un film « Sugarland », son synopsis :
« Le sucre est partout ! Toute notre industrie agroalimentaire en est dépendante. Comment cet aliment a pu s’infiltrer, souvent à notre insu, au cœur de notre culture et de nos régimes ? »
Mais on pourrait réaliser d’autres films sur les apports protéiniques, les apports en fer, etc.
Et La Fontaine dans tout ça ?
« Le laboureur et ses enfants » : « Travaillez, prenez de la peine : C’est le fonds qui manque le moins. »
Prenez de la « peine » en vous nourrissant comme il le faut, que diable !
Et le fonds « qui manque le moins »?
Demi-fond, Fond, Grand fond, CQFD!

Mononucléose encore et toujours !

Ecrit par: Bernard Brun - Le 15 mars 2019

pantel 1991 cross

J’ai fait la connaissance de cette maladie après le France de cross 1991 à Laval. Pantel avait dominé le France 1990 en mettant 39 » à Arpin. À Laval Le Stum gagne en 37’00 » Pantel est à environ 1′ derrière (14ème)…Déjà 15 jours auparavant à la Coupe d’Europe Thierry avait connu un jour  »sans », et pourtant fin janvier nous étions allés à San Sébastian et Pantel filait comme le vent!

De retour Alès j’étais dans l’ incompréhension. Notre médecin cherchait mais ne trouvait pas, c’est M. Malaviole  du laboratoire d’analyse qui a cherché et trouvé en fonction des symptômes que je lui avais décrit, mononucléose et toxoplasmose!

Fatalitas!

Depuis ce virus, somme toute banal, a frappé plusieurs fois dans mon entourage!

J’ai connu les fausses angines, les fatigues inexpliquées et parfois les grosses défaillances.

L’enfer!

Ce que je puis dire c’est un virus qui avance, apparemment, masqué, quand je vois la difficulté pour le diagnostiquer.

Alors si vous constatez une baisse de rendement, des difficultés à respirer, des rhumes qui durent des semaines, une angine, de la fièvre, alarmez vous et, si d’aventure, on vous parle de surentraînement toussez fort pour faire entendre!

Oui parce que dans notre société hyper psychologisée on va vous sortir des arguments  »mentaux » en gros si il (elle) n’y arrive pas c’est que c’est dans sa tête!

Et puis, et puis après vous pourriez lire une phrase dans la presse comme celle dans l’article de Françoise Inizan:

« Lui, ce n’est pas un coureur d’esbroufe comme Pantel », ça fait mal à la gueule! En 1990 c’était un roi, en 1991 un esbroufeur!

 

50 ans de championnats de France de cross !

Ecrit par: Bernard Brun - Le 13 mars 2019

Hé oui le « privilège » de l’age !
Le premier fut celui de Montgeron en 1969 le seul où j’étais acteur, 31ème chez les juniors, après être passé par la qualif des inters du sud ouest, du Rhône à l’Océan, 5ème.
Le podium junior:
Hollande Bernard de Valence
Guivarch Maurice de Brest
Coux Dominique de Paris
Chez les seniors :
Tijou d’Épinal un de ses 7 titres
Jourdan de Aire/ Adour (28’28 » sur 10000m)
Lepape Individuel basse Normandie
Rault de Plouguenast
Chez les féminines Yvonne Hérisson glanait un de ses 5 titres.
Par équipe l’ ASP Police, qui dominait le championnat , acquit un de ses 14 titres (!).
Ensuite j’ai assisté à quelques uns du plus beau, Castres, au plus moche, Salon…
J’y ai connu de belles satisfactions et aussi des journées moins positives en tant qu’entraîneur….
Mais toujours j’ai été impressionné par cette ambiance qui fait du France cross la plus importante épreuve du calendrier de la FFA.
J’enrage de constater deux choses :
- que les tous les meilleurs coureurs français n’y viennent plus
- que L’Équipe et France 2/3 n’en fasse plus l’objet de reportages
Je suis aussi très interrogateur sur le raccourcissement de 2000m du cross long messieurs .
Je suis aussi un peu pensif quand je vois que bientôt le cross deviendra un trail comme les autres…
« À l’an qué ven » à Montauban !