Un nouveau verbe : huloter ?

Ecrit par: Bernard Brun - Le 30 août 2018

Je ne sais pas encore si le Petit Robert ou le Larousse vont faire rentrer dans leurs nouvelles éditions le verbe « huloter »…
À ce verbe du premier groupe il conviendrait de trouver une définition…
Je proposerais : « capacité à un individu d’avaler des couleuvres grosses comme le bras »
Bon Rey et ses collègues trouveraient une plus bonne formulation !
Mais qui n’a pas huloté dans sa vie ?
Dans le domaine de la course à pied ?
Oulalala !
La liste serait trop longue…
Mais bon…nous allons continuer à enfourcher nos Rossinante, choisir nos Sancho et…éviter les moulins à vent car ça ne manque pas !

Retour au calme, effet placebo ?

Ecrit par: Bernard Brun - Le 22 août 2018

Une des manie en course à pied est de procéder à « un retour au calme » à l’issue d’une séquence d’entraînement de développement.
Pourquoi ?
Dans la dernière mouture de « Zatopek », quatre pages y sont consacrées, sous le titre, « calmons-nous ! ».
Dans l’introduction on lit : « Tous les entraîneurs le disent », « Auquel tout le monde ou presque sacrifie », « Aux États-Unis, les sondages montrent que 89 % des entraîneurs le recommandent…».
Dans le développement on cause « courbatures » « lactates », bref on fouille !
Pour trouver quoi ?
Rien ! Rien ne prouve que cette manie améliore en quoi ce soit la qualité de la récupération !
En ce qui me concerne je ne suis pas surpris du tout, du tout !
Pourquoi ?
Parce que je l’ai expérimenté, sur moi il y a bien longtemps et sur bien des coureurs femmes ou hommes.
Je suis toujours surpris, inquiet même, quand j’observe ces stakhanovistes du trot et de l’ étirements ! Et je te tire sur les mollets, et je t’allonges les ischios, et je te martyrise les quadris ! Ah quel bonheur !
Pourtant ces pauvres muscles qui viennent « d’un prendre plein la gueule » demandent qu’on leurs foutent la paix : ils ont mal !
Je me souviens d’un ami, excellent coureur , qui à l’issue d’une course s’escrimait à étirer un ischio douloureux pendant un 10km. Je lui ai conseillé d’arrêter immédiatement et d’aller voir un toubib rapidement. Verdict ? Déchirure sur 11cm de la zone douloureuse ! Deux choses : ce garçon est un dur au mal et, ensuite, c’était avant que je l’entraîne !
La conclusion de l’article est savoureuse avec le sous-titre « la foi du charbonnier » !
Oui mes amis tout est dans la tête !
Si vous pensez que c’est bon y-allez vous?
Si moi, l’entraîneur, je dis non, n’y-allez vous pas?
Cruel dilemme !

Guerriers et Verdun…

Ecrit par: Bernard Brun - Le 18 août 2018

Mes grands pères, l’un fantassin, l’autre brancardier, ont vécu l’enfer de Verdun…
La pluie des obus, la boue, la faim, la peur, la crasse, les poux, les cris, les gémissements des mourants appelant leurs mères… ils sont revenus marqués à vie nos cévenols ,lui le paysan, lui le mineur de fond : ils étaient des poilus.

Cet été j’ai regardé Tour de France et Jeux Européens.
Oui je suis courageux !
Que n’ai-je entendu !
Dans le vocabulaire des commentateurs un mot revenait : guerrier…
Si j’ai bien compris, pas d’alternative, pour gagner il faut être un guerrier…
La guerre serait donc une valeur du sport ?

Alors il faudra établir une échelle du guerrier, trop ou pas assez :
Trop, nos décathloniens avec leur 3 zéros à la longueur ?
Pile poil pour nos médaillés dorés ?
Pas assez Guéi, Bosse , Lavillenie avec le bronze ?
Pas du tout pour ceux qui n’ont « rien » obtenu ?

Ah la guerre !
En matière de sport il y en a une qui doit être mené, si ce n’est pas trop tard, la guerre contre le dopage !
Pour ça il faut y mettre les moyens, une volonté politique, des sous, des hommes incorruptibles des Elliot Ness de la dope !
CIO, IAAF, nos États , nos fédérations perdent bien des batailles.

« Panem et circences» ?

Communion et amour…

Ecrit par: Bernard Brun - Le 27 juillet 2018

« Communion et amour ». J’ai entendu ce commentaire lors d’un reportage de Canal sur le marathon du Mont Blanc, cela m’a fait sourire!

Je sais que le trail véhicule un esprit particulier où du moins essaie de le faire. Le trail un esprit « nature » où « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », tout le monde « finisher », tous égaux quoi!

Je suis dans ce milieu depuis plus d’un demi siècle et je suis le témoin de changements radicaux. J’ai connu la course à pied de « papa » telle qu’elle était depuis ses débuts, puis j’ai participé à la révolution Spiridon où son « la perf d’accord , la fête d’abord! » était bien dans l’esprit de communion, le film « free to run » dans son début montre bien tout cela.

Et l’amour dans tout ça vous allez me dire?

Amour dans le sens d’une passion pour cette activité sportive?

Amour dans le sens de ces débordements de « joies »: et je te tape dans les mains, et je te remercie le ciel, et je te montre ma « souffrance »…

Oui, je l’avoue, je trouve tout ce « cinéma » excessif!

Rien n’est plus beau, encore une fois en ce qui me concerne, que ce regard partagé, cette accolade, cette poignée de main, cette tape fraternelle sur l’épaule…

« La passion est sourde et muette de naissance » Balzac

Date de péremption pour les entraîneurs?

Ecrit par: Bernard Brun - Le 22 juillet 2018

Un quidam, riche d’un passage à l’INSEP, a affirmé « on n’entraîne plus après 50 ans »…

Bien!

En ce qui me concerne j’ai largement passé la date de péremption…même un resto du cœur ne voudrait pas de moi!

Mais je dis chiche!

Hé vieux camarades de 68 (!) et avant si nous nous mettions en mode « pause »?

Le tissu des clubs présenteraient bien de « trous »…

L’arrogance de la jeunesse?

Un type de formation?

Ma foi…

Tino Rossi, le rossignol corse, susurrait « la vie commence à 60ans »…

Georges Brassens me semble plus proche de la vérité:

« Le temps ne fait rien à l’affaire, 
Quand on est con, on est con. 
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père, 
Quand on est con, on est con. «