« Rien de va de soi, rien n’est donné, tout est construit » G. Bachelard

L’échec en sport.

Ecrit par: Bernard Brun - Le 21 juin 2022

Il y a des jours où l’on voudrait être tout petit-petit, pouvoir rentrer dans un trou de souris . Oui il y a des jours où on préférerait ne pas s’être levé !

On s’entraîne pendant des jours, des semaines, des mois…et puis patatras je jour J :

Nul

Pas de jambes

Mal ici ou là

Pas le chrono

Abandon

Aie !

Plein la gueule, malheureux, des larmes parfois…

Et puis une fois la beigne reçue, la réflexion s’installe, d’abord confuse, on n’évoque que ce qui paraît évident, puis petit à petit les choses arrivent, les vrais choses !

Il ne doit jamais être question de trouver des excuses, non il faut une analyse rigoureuse, il faut savoir le pourquoi !

Il faut prendre un papier et un crayon et noter ce qui s’est passé au cours de sa préparation

Entraînement

Santé

Travail

Famille

Perso

Ensuite analyser le plus objectivement possible et confronter cette analyse avec ceux qui se sont investis dans l’aventure.

Et, soyez en persuadé, on trouve !

Mais, mais, mais, qui cherche trouve…et c’est souvent là que le bât blesse !

Plus le sportif sera exigeant avec lui même, plus les réponses seront fines, plus la correction pour la fois prochaine sera constructive.

Ce qu’il y a de formidable en sport, ce qui n’est pas toujours le cas dans la vie de tous les jours, c’est que l’on a droit à l’erreur ! Quant à trop d’erreurs…Évidemment !

Oh ! J’en ai croisé beaucoup de  »fabricants » d’excuses, il y a toujours quelque chose, il y a toujours un  »je vaux tel chrono », un  »un jour je ferai ceci ou cela », un  »il faisait trop chaud », un  »un tel m’a gêné »…

Un échec cela s’explique cela n’excuse pas pour autant !

Mener une réflexion après un objectif fait parti de l’objectif.

Alors ? Au travail !

Les pierres font partie du chemin. Proverbe roumain

Libre Opinion écrit il y a 12 ans…et aujourd’hui où sont les « jeunes partisans »?

Ecrit par: Bernard Brun - Le 21 juin 2022

Je me pose souvent la question de savoir comment je me serais comporté sous l’occupation pendant la deuxième guerre mondiale. Résistant, collabo? Qui peut savoir?

Robert Guédiguian, réalisateur du film « L’armée du crime » a écrit la chose suivante:

A propos de ces très jeunes partisans, la question que j’aimerais que l’on se pose n’est pas de savoir ce que nous aurions fait à leur place mais plutôt ce qu’eux feraient à la nôtre aujourd’hui.

Oui que feraient-ils?

Et nous que faisons nous?

Poème de ROGER THOMAS pour Thierry Pantel

Ecrit par: Bernard Brun - Le 21 juin 2022

Printemps

Entre deux tempêtes oasis

De ce printemps furtif;

Perces neige et narcisses,

Jonquilles et iris

Tous en avance au rendez-vous

Chantent à tue-tête

Chantent et dansent comme des fous

Dionysiaque fête.

Son chien à l’humeur vagabonde

La bête sans collier

S’enivre en une folle ronde

En quête d’imaginaire gibier,

Le vieux jardinier s’enhardit

Et par l’image il communie

A l’insolente escapade

A la sauvage galopade

De l’enfant des CÉVENNES

Qui caracole crinière au vent

Devant la meute, souple et puissant,

De son allure souveraine.

Printanière abondance,

Esprit d’enfance,

Renaissance.

 
 

A Thierry Pantel, le 24 février 1990

Roger Thomas

Dois-je m’entraîner aujourd’hui?

Ecrit par: Bernard Brun - Le 21 juin 2022

Dois-je m'entraîner J’ai trouvé ça sur Facebook.

Pas mal!

Ce qui me pose question dans le schéma c’est qu’à aucun moment n’interviennent dans la colonne « oui mais… »

* Mes copains m’attendent

* Mon entraîneur m’attend

Et pourtant qui ne l’a pas expérimenté:

« P… il flotte fais c… mais « machins-machines » seront au stade et puis le « coach » (on dit comme cela aujourd’hui!) aussi! Aller coup de pied au c… »

Le groupe a beaucoup d’importance! Comment ils disent déjà: motivation exogène. C’est ça?

Aller bons entraînements et ne pas oublier l’union, ici aussi, fait la force!

 

Les beaux jours arrivent…et la chaleur!

Ecrit par: Bernard Brun - Le 21 juin 2022

Chaleur et sport Nous avons tant espéré la sortie de l’hiver avec le froid, la pluie, le vent!

Eh bien ça y est!

Mais la vie du coureur va-t-elle pour autant devenir rose?

Oui et non!

Oui parce que c’est bien agréable de cavaler en short et tee shirt!

Non parce que une des plus grandes « ennemies » du coureur est une chaleur trop élevée.

J’ai connu des coureurs en surchauffe et …ce n’est pas beau à voir. Je me souviens d’une coureuse qui lors de la course de la Pentecôte à Anduze avait connu une défaillance majeure. Avertis par un coureur je suis remonté vers elle, elle était sur le sol inconsciente…j’ai eu très peur, puis les pompiers sont arrivés accompagnés d’un ami médecin, et je pense qu’elle n’a jamais récupéré totalement de ce choc.

Alors?

Prenez soin de vous.

Évitez de courir quand les températures sont trop élevées, courez soit tôt le matin ou tard le soir. Le matin ce n’est pas toujours facile de se mettre en train surtout si il y a une séance qualitative programmée. Le soir une séance tardive retarde grandement le sommeil.

Recherchez les zones ombragées, évitez les routes exposées où la chaleur va être emmagasinée dans la journée.

Négociez avec votre mairie afin d’obtenir une ouverture tardive du stade, mais ce n’est pas gagné…

Malgré tout le soir il peut faire encore très, très chaud,  à Alès par exemple il peut faire encore une trentaine de degrés vers minuit…

Prenez , si cela est possible(!), vos vacances en altitude ou dans une zone géographique où les températures sont raisonnables. Je suis allé pendant des années à Bugeat en Corrèze, c’était idéal, il pouvait faire chaud dans la journée, mais dès que le soleil s’était caché il faisait bon courir!

Alors buvez, arrosez vous, prenez des pauses un peu plus longues (un cardiofréquencemètre est utile dans ces conditions).

Vous pouvez aussi prendre des vacances et couper un peu…

Quand on s’entraîne la notion de plaisir est toujours difficilement interprétable, chacun voyant midi à son horloge, mais l’été il a des jours où le plaisir…bof!