Preuve par l’absurde…(2)

Ecrit par: Bernard Brun - Le 10 avril 2016

LUIS*                                                                                                                                                                                                                           Miracle au dernier France de cross un coureur a brillé!

Un triathlète!

Ah les bienfaits des entraînements croisés, déjà entendus dans le passé…

Ah ce vélo source de tous les bienfaits…

Pédalez coureurs, vous aurez des cuisses en acier et…souvent un pied d’éléphant!

Et puis est-ce que les meilleurs coureurs de la planète vont à vélo?

Non…

Alors?

* Photo piqué à SPE15

 

Preuve par l’absurde…(1)

Ecrit par: Bernard Brun - Le 10 avril 2016

mathilde Notre Mathilde s’est essayée au trail! Grand bien lui fasse! Seconde la donzelle! Après une préparation au top…les indoors sur 800m!

Hé oui braves gens que nenni les sorties longues, les montées d’escaliers, les VMA en côtes!

Non des 150 en VRV, des 200 et des 300 à donf’!

Comme quoi le travail paye…

Maintenant je serais clair son résultat démontre bien autre chose, mais c’est une autre histoire…

Un détail elle y a tout de même laissé deux orteils dans la descente, mais il faut bien qu’elle souffre un peu notre prof de maths!

L’ACA en 1993…

Ecrit par: Bernard Brun - Le 08 avril 2016

Article JP Souche

Sport santé?

Ecrit par: Bernard Brun - Le 07 avril 2016

Sport Le Progrès Social Paru dans un tout nouveau journal papier « Le Progrès social » cet article a le mérite de soulever une question que je me pose souvent:

« Est ce que le sport est vraiment bon pour la santé? »

Je suis encore convaincu de ses bienfaits, mais parfois…

Parfois je doute.

Je ne fais ici aucunement allusion au haut niveau, ni à ses dérives.

Non je parle de toutes les autres catégories, ceux qui cavalent, pataugent, moulinent jour après jour…

Beaucoup sont dans un équilibre de vie, une forme d’hygiène physique et mentale.

Quelques un sont par contre dans une démarche qui me préoccupe plus, le sport « soupape »!

Combien sont-ils  ceux qui trouvent dans le sport le moyen de « s’oublier » ?

Je ne le sais pas, bien-sûr…

Parfois ces comportements me semblent être carrément masochiste!

J’observe actuellement des pratiques dans lesquelles le « toujours plus » est le « must ».

Ce qui fut de la randonnée est devenu du trail avec parfois des heures et des heures d’efforts…

Est- ce bien raisonnable?

Que penser aussi des triathlons longue distance?

Que penser, et ici avec un sourire, de ceux qui se délectent de se trainer dans la boue?

Bon…vous m’objecterez que ce n’est pas pire que de picoler ou se bourrer d’anxiolytiques!

Tout va bien!

Tout va bien?

 

 

 

 

Laziz Makhloufi écrit…

Ecrit par: Bernard Brun - Le 04 avril 2016

Sous l’olivier n° 284
Des entraîneurs (7)
Le galet dans l’oued
(Laaziz Ath Ighbane)
Wikipédia, lorsqu’on recherche le profil de Thierry Pantel, indique que Bernard Brun a donné le nom de son athlète le plus marquant à une séance d’entraînement consistant en un enchaînement de 1 000 mètres (courus à allure spécifique, c’est-à-dire à l’allure que l’on veut respecter en compétition de 5 000 ou de 10 000) et de 500 mètres (courus à une allure plus rapide) avec deux modes de récupération (incomplète entre le 1 000 et le 500) mais plus longue avant de repartir pour le 1 000 suivant.
Avec cette « séance Pantel », portant le nom de l’athlète qui l’a popularisée, dans les années 90, auprès du public français, Bernard Brun est entré, par une porte dérobée, dans l’aéropage des entraîneurs d’athlétisme qui ont innové dans le domaine de l’entraînement de la course à pied. Ce n’est évidemment que Wikipédia, ne pouvant rivaliser décemment avec « Le Larousse » à la réputation bien établie, mais……son nom est cité incidemment dans le profil du « Kenyan blanc » (surnom donné au coureur cévenol) disponible dans l’encyclopédie alternative et ouverte.
Une simple citation qui le porte presque au niveau que Van Aaken, Lydiard, Cerruty et tant d’autres qui, dans des temps bien lointains maintenant, ont révolutionné les modes de pensée des entraîneurs. Cette citation n’est qu’un élément constructif de la notoriété acquise auprès du milieu (ne serait-il que français) de l’athlétisme.
Comme Bruno Gajer, mais sans les facilitations de toutes sortes que peut apporter l’appartenance à l’INSEP, Bernard Brun est l’auteur d’un ouvrage (« Entrainement en course à pied ») qui se veut être un manuel de l’entraînement, le livre de chevet du coureur à pied. Bernard Brun dit de son modeste ouvrage qu’il trouve sa place dans le sac de sport du coureur à pied avide de s’entraîner intelligemment. Nous aurions envie de dire que c’est la « Bible du coureur à pied » si ce n’est que cette expression a été utilisée par un autre « faux » entraineur, Serge Cottereau, qui s’est lancé, il y a quelques trois décennies dans la vulgarisation (à grande échelle) de l’entraînement aux courses de longue distance.
Ce dernier, quasiment à la même époque, vulgarisait une perception différente de l’entrainement basée sur l’endurance, le volume alors que Bernard Brun privilégie la qualité en s’appuyant sur le Cat-test popularisé par Raymond Chanon, le travail de la VMA et l’entrainement à l’allure spécifique. Cette approche fut révolutionnaire à un moment de l’histoire athlétique où en France les adeptes de Claude Dessons systématisaient le kilométrage en tant que moyen de progression. La fameuse « sortie longue » vue par Bernard Brun ne dépasse 1 heure 30 minutes pour un marathonien.
Les « faux » entraîneurs sont marqués par la modestie et ont de la reconnaissance pour leurs aînés. On l’a vu avec Bruno Gajer dédiant son premier livre à Camille Viale. Il en est de même pour Bernard Brun qui, dans la neuvième édition de son livre (publié sur papier recyclé, un signe de son implication dans une perception écologique de l’univers), indique l’apport du conseiller technique départemental qui fut son mentor, son tuteur (au sens donné au tutorat par le système d’enseignement supérieur LMD), une sorte d’accompagnateur dans sa quête du Savoir qu’il trouva également auprès de Véronique Billat (physiologie de l’effort) et Denis Riché (nutrition).
Bernard Brun était engagé dans la voie empruntée par tous les entraîneurs, celle où les préoccupations sont celles du terrain. Nous avons cru comprendre que Raymond Chanon (auteur de « L’entrainement à la course » édité en 1970) fustigea ce comportement par une simple expression («trucs d’entraîneur») qui conduisit Bernard Brun à la rédaction de son livre au sujet duquel il écrit dans une dédicace : « Voici ce modeste ouvrage qui est le fruit de beaucoup de travail, d’interrogations et de doute comme tu le dis si bien un modeste galet dans le lit de l’oued ».
Sans que l’on y prenne garde, la formation de Bernard Brun s’est effectuée dans le système ancestral d’acquisition de la connaissance présentant des similitudes avec les méthodes didactiques des « chouyoukhs », détenteurs d’un savoir diffusé par contamination et d’un enseignement que l’on retrouve encore dans les écoles de musique andalouse ou chaâbie dont il s’est échappé en rejoignant les supports de transmission modernes de compétences.