2h01’39’’ à la force mentale !

Ecrit par: Bernard Brun - Le 17 septembre 2018

Le nouveau recordman du monde du marathon attribue sa performance à « sa force mentale »…
Les derniers 18km seul…
Bob Tahri déclare que il est impossible de battre un record dans ses conditions à 99 %…
Alors un dieu ? Un freud ? Un marabout ?
Marabout, bout de ficelle !
La ficelle est bien grosse !
Et dire que beaucoup y croient.
Et sa préparation physique ? Elle doit être exceptionnelle !
Mais que voulez vous dans l’esprit du commun des mortels « ces gens ne vivent pas comme nous » , à 2000m d’altitude avec un niveau de vie modeste (ne vont-ils pas à l’école en courant!).
Nos éditorialistes nous abreuvent des ces balivernes depuis des lustres !
Que vive le dopage…
Ce dopage contre qui on lutte avec autant d’efficacité que la lutte contre le réchauffement climatique !
Foutaises !
Le journal L’Équipe est tout heureux avec sa une aujourd’hui sur Mayer !
The show must gon one…

Entraînement , c’est la rentrée des classes !

Ecrit par: Bernard Brun - Le 14 septembre 2018

Depuis très longtemps, en ce qui me concerne, le début de l’année se situe le premier septembre.
Après la coupure estivale on se remet au boulot !
Je vais proposer plusieurs types de travail à l’entraînement.
Aérobie, anaérobie, fibres lentes, fibres rapides, lactique, alactique ?
On verra, cela dépend des individus, de leur vie, de leur disponibilité, de leur(s) objectif(s).
À chacun sa « soupe » !
1/Des footings à allure aisée. 40’ à 60’ suivies alternativement d’étirements-gainage ou d’accélérations sur une centaine de mètres.
2/De la VMA et , je le précise, de la vrai ! Pourquoi ce « de la vrai » ? Parce que je vois sur les terrains, que je lis parfois des articles où cette notion est totalement bafouée ! On enfile des 30’’/30’’ des 200, 300, 400 comme des perles, mais pour développer quoi en fait ? Bien fournir son ordi en volume de travail ? Ce qui compte les amis c’est la qualité du travail…comme beaucoup de choses dans la vie, non ?!
3/De la vitesse. Oui des sprints le plus vite possible sur de courtes distances. C’est un travail trop souvent ignoré.
4/Toujours aussi un petit travail d’échauffement avec de petits éducatifs, talons-fesses , montées de genoux, jambes tendues et pour certain quelques bondissements.
5/Plus tard nous aborderons le développement du seuil anaérobie essentiel aux coureuses et coureurs de long.
Ah oui, une dernière chose : le mental !
Que de tartes à la crème sur le sujet !
Parfois je lis que ce « travail mental » prévaut sur tout !
L’autre jour j’écoutais de joyeux bavardeurs d’une émission de radio qui évoquaient psy, sophro comme étant les facteur « x »…
Ouais, peut être, dans certains cas…
Mais pour la plupart je pense qu’un entraînement mené sérieusement apporte le « mental » qui convient. Comme disait l’autre, le corps « plus il est fort, plus il obéit. » !

«Sur les chemins noirs»

Ecrit par: Bernard Brun - Le 11 septembre 2018

«Sur les chemins noirs» est un ouvrage écrit par Sylvain Tesson (auteur de «Dans les forêts de Sibérie» adapté au cinéma). Sylvain Tesson a connu une terrible chute «il avait suffi de huit mètres pour me briser les côtes, les vertèbres, le crâne.». Quatre mois plus tard à la sortie de l’hôpital il s’était dit «Si je m’en sors, je traverse la France à pied», contre l’avis de l’Université qui voulait l’expédier dans un centre de rééducation!
Sylvain choisit de traverser la France du Mercantour au Cotentin en empruntant les zones en France les plus désertes, ce que nos technocrates ont appelé «l’hyper ruralité », il va passer par le Mercantour, Le Ventoux, Le Mont Lozère, l’Aubrac, le Limousin, la Champagne Mancelle, Le Mont Saint Michel et la fin de son voyage au bout du Cotentin, entre le 24 août et le 8 novembre.
Cet homme avait décidé de rester debout malgré tout!
Bel exemple.
En rentrant de Croatie, où j’étais allé assister au championnat du monde de 100km, dans le TGV qui me ramenait vers le midi, j’ai terminé le bouquin de Tesson…mon esprit s’est alors échappé vers d’autres «chemins noirs»…
Celui d’un monde que je côtoie depuis longtemps, celui de l’athlétisme.
Et des «chemins noirs» ce n’est pas ce qui manque!
Que de «déserts» dans notre sport et ici je ne parle d’ultra ruralité je parle d’organisation de notre sport.
Dernièrement j’ai entendu que notre toute fraîche ministre des sports avait signé un bail sans en connaître les «petites lignes», 1600 conseillers en moins, un budget de supérette, et 2024 en ligne de mire! Je sais qu’elle fut une brillante nageuse sur le dos, mais tout de même, je crains qu’elle boive la tasse!
Dans le microcosme alésien j’en vois de belles aussi…
Et ailleurs aussi…
J’observe avec un certain agacement tous ces petits arrangements entre amis, un plat de lentilles, un petit biscuit, et hop on se «couche»! Alors, dans ce cas, comment donner aux athlètes le goût du dépassement?
Et la valeur d’exemple?
De Gaulle un 18 juin était bien esseulé face à la France de la collaboration…
Et nos huguenots cévenols, qui n’étaient pas des surhommes, se sont dressés face au Roi Soleil…
Alors debout que diable!

«Il faut avoir quelques principes fermes. Ils vous aident à tenir debout» Félicien Marceau

FFA et le poids des licences

Ecrit par: Bernard Brun - Le 31 août 2018

Je viens de prendre connaissance de l’évolution du nombre de licenciés de la fédé :
Année 1960 50000
Année 1980 100000
Année 2010 200000
Année 2016 300000
J’ai connu les années 60 , c’était l’athlé de grand papa : piste l’été, cross l’hiver et sur la route un marathon par an.
J’ai connu la venue des courses sur route au début des années 70 avec le mouvement Spiridon. La fédé a fait tout ce qu’elle a pu pour empêcher cette pratique…
Depuis les courses sur routes se comptent par centaines…
Depuis le milieu des années 90 le trail par centaines…
Depuis quelques années la marche nordique…
Le binerflon pointe son nez !
De portes fermées à double tour, nous sommes passés à des portes ouvertes à tous les vents !
Les millions de pratiquants de course et marche affolent le marché, les commerces ses développent…Bref la vie est belle !
Mais belle pour qui ?
Si je compare le petit cadet que je fus dans les années 60 avec le petit cadet d’aujourd’hui je m’interroge :
Pas plus de compétitions,un niveau en baisse, plus de conseillers techniques départementaux, des entraîneurs moins bien formés…
Alors reste cette question :
Qu’est-ce qui est le plus lourd un kilo de plume ou un kilo de plomb ?

20x400m et ?

Ecrit par: Bernard Brun - Le 30 août 2018

Dernièrement j’ai pu jeter un œil sur un article dans une de ces nombreuses publications sur la course à pied.
L’objet de cet article une séance, apparemment très importante, de 20x400m.
J’ai cherché, innocemment, son contenue :
Vitesse des 400m et récupération entre les 400m
Et…rien de clair !
Or c’est la base, pour moi, d’une séance :
«  Quand tu mets en place une séance il faut que tu puisses dire quelle qualité tu as développé » Raymond Chanon
Ici il y a une, mais pas à celle que j’attendais !
Le MENTAL !
Et oui essentiel !
Je me marre en douce ! Au moment où les « runners » confient leur sensations, leur capacité d’analyse, leur intelligence à des ordinateurs de bord sous forme de montres qui fournissent tout, battement du cœur, vitesse, distance, altitude, calories, chrono, nombre de pas, musique et même l’heure, ils doivent travailler leur « mental » !
Pauvre choux !
Des « guerriers » qui « ne lâchent rien » tous des « warriors finishers » !
C’est sûr qu’avec 20x400m tout va être plus simple !
Ici comme pour d’autres qualités il y a l’inné et l’acquis…
Pour l’acquis disons que le mental se forge tout seul par les enchaînements de séances et « sans le savoir », comme Monsieur Jourdain pour la prose :
« Par ma foi, il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela. »