Langlois toujours…

Ecrit par : Bernard Brun - Le 27 mai 2014

Le Pen au pinacle … (2)

… tous responsables.

Un mot encore de ce parti qui usurpe le beau nom de socialisme, et qui semble arrivé en bout de course, comme avant lui le Parti radical ou la SFIO : il n’en reste qu’une palanquée d’élus, de collaborateurs d’élus, d’obligés d’élus et de prébendiers divers — appelés à se réduire comme peau de chagrin —, que la poignée de misérables libéraux atlantistes qui le dirige conduit à la ruine, se planquant derrière Jaurès, au mépris des quelques militants sincères qui croient encore « aller vers l’idéal en comprenant le réel. »

Pitoyable. Comme ce vain discours post-élections du PR, hier, qui n’avait rien à dire, hors le mot célèbre de Mac Mahon : « J’y suis, j’y reste. »

Voilà pour le PS, qui va encore occuper un bout de temps le devant d’une scène dérisoire de plus en plus privée de parterre (mais rassurez-vous, toujours assurée d’une claque). Je laisse de côté son pseudopode rad-soc’, variété surtout toulousaine, en saluant juste au passage une Christiane Taubira qui est peut-être le seul homme de ce gouvernement…

Venons-en aux écolos, ces “alliés”, comme le rappelait dimanche soir sur le plateau de France 2 un Fabius narquois à un Placé ayant tendance à l’oublier.

Faut dire que chez ces gens-là, m’sieur, on ne mange pas, on bâfre.

L’appétit leur est venu en mangeant.

Je le dis tristement, car j’ai longtemps pensé que le « paradigme écologiste », comme dirait Lipietz [1] est la clé d’un futur vivable pour un écosystème en danger immédiat.

J’ai encore le souvenir de mon vieil ami en pull rouge et de son verre d’eau lors de la première campagne présidentielle des écologistes en 1974. René Dumont, le père, s’était convaincu assez vite que l’écologie ne pouvait se combiner avec un capitalisme toujours plus vorace, prédateur, destructeur des hommes, des peuples, des territoires. Les écologistes, s’étaient d’abord politiquement engagés sous une bannière « ni droite ni gauche » [2] brandie par leur deux candidats suivants, Lalonde (81) et Waechter (88). J’ai contribué, avec Politis, à les ancrer à gauche, à l’époque où l’on pouvait croire encore à « la belle alliance » rouge-rose-verte …

Ça a marché un temps. Encore un peu, avec Jospin et la « majorité plurielle ». Et puis : écharpes, maroquins, cocardes, rubans … Adieu foulards, adieu madras. Avec le temps, va…

N’accablons personne en particulier, le tableau serait cruel.

Je crois toujours au fameux « paradigme », et la planète en danger. Je crois toujours que l’écologie ne peut que s’ancrer à gauche, ce qui exclut aujourd’hui l’alliance avec Solférino. Je pense, donc, que c’est au Front de gauche et son programme « éco-socialiste » qu’il faut se tourner.

Méluche, Laurent, le FdG, on verra ça demain, si vous le voulez bien !

(A suivre.)
P.-S.
Notes

[1] Leur meilleur théoricien , l’un de leurs fondateurs et dirigeant historique, longtemps élu européen, qui fut de l’aile populiste du PSU (GOP, une variété de maos) avant de s’allier, aux dernières municipales , à l’ UMP, pour enlever la mairie de Villejuif au PCF, ô tempora …

[2] Qui est aujourd’hui le slogan mariniste… Marrant, non ?

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