« La galère d’un coach »

Ecrit par : Bernard Brun - Le 10 avril 2018

 

Tel est le titre d’un article du Midi Libre du lundi 9 avril en dernière page « Sports magazine ». Cet article tient les ¾ de cette page, c’est dire son importance.

Le « coach » est Sébastien Bouschet il est entraîneur à l’Entente Nîmes Athlétisme et suis plus particulièrement Jean-Marc Pontvianne. Cet homme de 34 ans est dans une situation finalement commune à bien des entraîneurs : un manque de moyen pour entraîner. J’ai connu ça avec Pantel et bien d’autres, son souci est lié à un problème d’emploi, j’ai connu ça aussi.

La FFA parle beaucoup de la professionnalisation des entraîneurs, or on peut lire dans cet article : « Malheureusement pour moi Montpellier (le club) n’en avait pas les capacités financières. » Montpellier qui est en matière d’athlétisme un poids lourd régional !

Donc ne rêvons pas.

J’ai su que l’ENA c’est trouvé en grande difficulté financière l’année dernière, beaucoup de bruits ont couru, on a parlé même de dissolution, c’est dire !

« Du coup on bricole, tout cela est précaire. On se voit une seule fois par semaine… »

Hé oui !

Quand Thierry Pantel est parti à Marignane, il n’y a pas trouvé d’entraîneur assez disponible, il m’a demandé de retravailler avec moi. La condition ? Qu’il vienne fréquemment à Alès, j’avais un emploi dans une entreprise du secteur privé à Alès et ne pouvait absolument pas aller à Marignane, alors Thierry venait à Alès le vendredi après son boulot, séance, et une autre le dimanche avant de repartir.

Du bricolage qui a été porteur par chance !

Ensuite il y a eu Sorgues avec un président qui devait me trouver un boulot, Alès où j’ai quitté mon emploi pour, soi-disant (« les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ») un emploi en mairie d’Alès…

Du bricolage ?

Tiens samedi dernier, stade fermé à la suite d’une situation ubuesque, travail de vitesse pour les plus jeunes sur la route devant le stade ! Merdre !

« MÈRE UBU

Oh ! merdre ! Ainsi, tu vas rester gueux comme un rat, Père Ubu ? »

Hé oui les cinquièmes roues de la charrette cher Sébastien !