Inondations et bêtises des hommes…

Ecrit par : Bernard Brun - Le 24 septembre 2014

Dernièrement un épisode cévenol a fait des siennes.

Pertes humaines et financières…

Évidemment de la colère.

Comment est-ce possible?

Et puis…trouver un fautif!

J’ai entendu que les cours d’eau seraient trop petits, qu’il faudrait les recalibrer…

Je ne suis ni hydrologue, ni ingénieur, mais je me pose la question:

Les recalibrer, oui mais avec quel calibre?

Je lis dans l’histoire locale de mon village, Le Collet de Dèze, écrite par

Philippe Hugon:« Au cours des inondations catastrophiques de 1808 et 18011 furent

emportés le pont Roupt (il comprenait 4 arches, long de 52m sa chaussée était

établie à 12 m au dessus du Gardon il laisse à voir aujourd’hui deux arches émergeant

de 2 m au dessus du gravier), l’église et son presbytère, tandis que le niveau général

du vallon était exhaussé par endroit de près de 10 mètres par les alluvions.

Mention doit être faite de la crue de 1911 qui acheva la destruction du pont de Saunier.

Mention également de la crue de 1899 qui emporta le pont métallique…

Et bien avant ces dates , relativement récente, les récits anciens ont

perpétué le souvenir de nombreuses et fortes gardonnades. Les construction ont fui

peu à peu les torrents dévastateurs contre lesquels il était difficile de se protéger

efficacement et recherché les hauteurs. Elles ont ainsi occupé peu à peu

les versants montagneux, ces gradins exhaussés qui délivrent de la hantise de l’inondation.. »

De ma mémoire j’ai gardé un souvenir d’un gardonnade assez forte 1958 où j’étais

au Collet et bien que n’ayant que 8 ans à l’époque je me souviens du chemin en terre

qui descend vers la nationale avec l’eau qui venait contre le bas de caisse de la

203 de mes parents, plus bas l’image de ce châtaignier énorme emporté comme

un fétu de paille, du niveau de l’Andorge , ruisseau famélique le reste du temps.

Depuis 1993 il n’a pas plu vraiment fort en Vallée Longue, qu’adviendra-t-il le jour

où il tombera des cordes?

Un barrage a été construit en 1967, mais que pourra-t-il faire contre la furie des eaux?

J’ai même entendu qu’il serait un danger!

En 2002 Alès a été durement touché mais il n’avait guère plu en Vallée Longue…

Alors?

Pourquoi ne s’est-on pas servi des leçons de l’histoire?

Les près Saint Jean furent longtemps des prés où le Gardon pouvait s’étaler

quand il était en colère,

aujourd’hui ce sont HLM, lycée et collèges…

Pourquoi a-t-on construit dans le lit majeur du Gardon et de ses affluents?

Par pragmatisme?

Besoin de loger du monde?

Certes mais qui aujourd’hui souffre?

Gouverner n’est ce pas prévoir?

.

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