VOICI CE QUE J’AI PU LIRE DANS LE BLOG DE BERNARD LANGLOIS :
Amis citoyens démocrates, dépositaires civiques de vote souverain, enfileurs motivés de bulletin pile poile dans la fente, électeurs abonnés à l’isoloir du dimanche, mes semblables mes frères, mes couillons de votants…
Sans doute avez-vous comme moi bien noté que dans notre sémillante démocratie, ce produit occidental que nous aimons (altruistes que nous sommes), exporter à coups de bombes phosphorées, une nouvelle tradition approximativement participative est née :
l’élection libre et non faussée jusqu’à ce que le oui s’ensuive.
Charmant rituel que nous devons à nos zélites, autrement conscientisées que les masses dissolues.
Vous ferais-je donc l’affront de vous rappeler :
- Qu’avec la complicité active des socialistes Chapi Chapo, en quête ces jours-ci de bouleversante caution populaire, notre « non » ferme et définitif au traité de Lisbonne fut reconverti fissa en un oui bien senti du côté de Versailles
- Que le peuple irlandais dans sa grande sagesse affinée à la Guiness, dû trois fois successivement revoir sa copie avant que de voter comme on lui avait prescrit et faire là où on lui avait dit de faire
- Qu’en Slovaquie les députés usant maladroitement de leur libre-arbitre en refusant mardi soir de ratifier le FESF (fonds européen de stabilité financière) et après s’être fait remonter les bretelles par l’excellent oligarque mao-bushien Barroso, s’apprêtent dés vendredi à corriger le tir.
Aussi, quand je vois 2,5 millions de gens y aller de leur euro pour désigner qui de Chapi ou de Chapo appliquera les futures directives européennes de cette Europe financière au totalitarisme mollement mais sûrement rampant par petites touches policières, je ne peux que pousser un cri d’admiration confinant au respect.
Car, dans ce monde à la brutalité cynique toute en cupidité, il nous faut souligner combien la candeur citoyenne au geste gratuit et votant pour rien, peut avoir quelque chose de frais et de distrayan
Certes à l’heure où 7 milliards d’individus confrontés à 4 crises, morale, économique, énergétique, écologique, sans précédents, vont devoir se partager les 3 derniers barils de pétrole et les 20 derniers litres d’eau potable, on peut supputer que ça ne se fera pas forcément ni dans la dentelle ni à la bonne franquette.
Déjà qu’en temps ordinaires, on se fout sur la gueule pour moins que ça…
Certes à l’heure du chaos qui vient et qui n’est pas pour déplaire ni aux marchands d’armes ni aux spéculateurs précoces à court de munitions argumentaires, nous de la plèbe en pleine tiers-mondisation, avons « quelqu’autre mouron » à nous faire…
mais ce goût du folklore, cette inclinaison à la conservation du patrimoine tout ça…
Si j’osais, je vous dirais bien :
- Que plutôt qu’à perdre vos dimanches à vous demander qui de Chapi ou de Chapo ne changera rien et qu’à tout prendre et pour ce qui reste d’honneur à « la gauche », si quelqu’un doit s’aplatir le groin dans le bac à sable autant que ce soit le naincapable …
- Qu’il serait plus urgent de casser rapidos votre PEL et d’acquérir avec vos quelques sous et avant qu’ils ne vaillent plus tripette, un arpent de terre quelque part en ruralité profonde pour y planter des patates.
Non pas que le tubercule sauvera le monde mais peut-être provisoirement votre estomac. Le temps du moins qu’on passe « apocalyptiquement », du compétitif crétin au coopératif raisonnable.
Mais ce goût immodéré d’occulter et de se raconter des histoires et de prendre les ombres pour la proie et les vessies de la dame pour les lanternes d’Homer…
En tout cas vous voilà affranchi. A l’heure de la désillusion qui pointe (au chomdu) ne venez :
- ni vous plaindre
- ni surtout me taxer mes frites.
« TG.Bertin – formation de philo – consultant en com – chargé de cours à Paris 4 – Sorbonne – Auteur Dilletante, électron libre et mauvais esprit. »