Fable: l’ostéo et l’entraîneur

Ecrit par : Bernard Brun - Le 02 octobre 2013

Extrait de Le Monde:

« Ex-ostéopathe du « tout-Paris » et auteur de best-sellers, Pierre Pallardy comparaissait, mardi 1er octobre, devant les assises de Paris pour viols ou agressions sexuelles sur près d’une vingtaine de patientes. Il a nié les faits.« 

J’ai fait parti de ceux, nombreux, qui ont été lecteur de Pallardy, il écrivait de beaux bouquins et savait, à merveille, être partout…

Il est devant la Justice qui tranchera.

Son cas m’inspire une réflexion sur le pouvoir que peuvent acquérir certaines personnes, surtout celles qui ont accès au corps.

Ostéo certes, mais aussi kiné, médecins. Certains faits divers en ont fait leurs choux gras!

Mais ce qui vaut pour ces professionnels vaut aussi pour les …entraîneurs!

Hé oui les entraîneurs!

Oui nous avons un rapport avec le « corps »  des coureurs, avec l’exigence que nous demandons au physique.

Nous demandons beaucoup, les coureurs nous donnent.

Oui nous avons un rapport avec le « mental » des coureurs, avec l’exigence que nous demandons au psychologique.

Nous demandons beaucoup, les coureurs nous donnent.

Oui mais jusqu’où?

La limite est où?

Au niveau du développement du « physique » c’est simple, l’entraîneur programme et puis il constate. Quoique…

Est-ce que parfois l’entraînement ne peut-il pas déjà être dans une maltraitance?

La limite est où?

Au niveau du développement du « mental » c’est plus compliqué. Le lien entraîneur/entraîné doit être suffisamment fort pour aller vers une bonne réussite. Suffisamment…oui, mais cela signifie quoi au juste?

La limite est où?

La forme de pouvoir que nous donne le rôle d’entraîneur demande une grande stabilité personnelle, car on sait bien que le pouvoir rend fada! On verra si la Justice condamne Pallardy mais elle a déjà condamné des entraîneurs « tripoteurs » (et pire que cela)!

Dernièrement Diniz a changé de coach et je lis dans une interview de Gilles Rocca dans VO2 mag:

« On a eu une conversation très très franche au cours de laquelle je lui ai dit mes quatre vérités. Il m’a écouté, je lui ai dit ce que je ressentais en tant qu’observateur. Il a pris cela comme un petit électrochoc. Je lui ai dit que la problématique était dans sa tête et que tout dépendait de lui. »… »C’est un problème mental. C’est lui faire prendre conscience que tout vient de lui. Je n’ai pas un rôle de mentor. Je lui donne verbalement des bribes d’infos qu’il prend ou  ne prend pas. Il faut que ça rentre dans sa tête, que ça murisse et que ça vienne de lui. »… « C’est surtout mental« .

Bon je crois comprendre tout allait bien avec Chirat , mais que le « mental » n’allait pas…Et on fait quoi pour le mental? Pastorini et Gimenez ne sont pas des « mentals », non?!

Je crains , je dis bien, je crains que le mental va être « assumé » par Rocca, or en a-t-il toute les compétences? Non, certainement que non…l’âme humaine état si complexe…A moins que cela ne soit un tiers dont on ne fait pas état, un ostéo pas exemple!

Quand j’ai un soucis avec mes rhumatisme je vais voir un rhumatologue, si j’ai un soucis  avec  ma petite tête je vais voir un psy. Point!

Gardons nous bien de sortir de notre champ de compétence nous entraîneurs!

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