Entraînement en altitude: tarte à la crème?

Ecrit par : Bernard Brun - Le 18 janvier 2011

Dans le numéro janvier-février de l’excellent magazine SPORT ET VIE vous trouverez :

-en première page:

Entraînement: Comment trouver la forme en montagne ?

-en page trois :

Entraînement: Pourquoi l’altitude doit être consommée avec modération ?

-en page 40:

La montagne n’est pas la même pour tout le monde !

Dans cet article les auteurs , Rémi Mounier et Vincent Pialoux , reviennent sur le sujet battu et rebattu de l’altitude.

Dès le début de leur article ils écrivent :

…ce qui contribue à améliorer les performances . Voilà pour la théorie. Comme souvent , la réalité est plus contrastée. En fait, on trouve très peu d’études qui démontrent de façon incontestable l’efficacité de la méthode.

A mon avis tout est dit ! Que les auteurs évoquent le LHTL (traduction je vis en altitude, mais je m’entraîne au niveau de la mer) pas vraiment facile à mettre en œuvre ou bien des caractéristiques génétiques cela ne change rien à la donne !

Surtout que dans sa conclusion les auteurs écrivent:

A ce jour , il n’existe toujours pas le moyen de savoir à coup sur si un stage en montagne sera préjudiciable ou favorable à la forme . Il faut essayer !

Je considère depuis plus de vingt ans que l’entraînement en altitude n’est pas une bonne solution, ce qui est une bonne solution ce sont les stages effectués dans de bonnes conditions, car ils permettent aux coureurs de mieux s’entraîner et de mieux assimiler. Je pense que si parfois les stages en altitude portent des fruits c’est plus du fait que les conditions d’entraînement sont réunies.

En 1988 quand Thierry Pantel qui habitait à Marignane a eu le besoin évident de s’entrainer l’été dans de bonnes conditions climatiques (à Mariganne comme dans tout le sud les températures estivales dépassent largement les 30°), il a trouvé, sur le conseil de Bertarnd Itsweire,  le site de Bugeat en Corrèze où la température l’été permet sans aucun problème un entraînement de qualité. Car c’ est bien là le problème : réaliser un entraînement de qualité !!!

Et qu’écrivent  Rémi Mounier et Vincent Pialoux ?

« L’altitude force les coureurs à pied à réduire leur vitesse moyenne de sortie et à recalculer les temps dans les séances de fractionné. Au fil des semaines, ils risquent ainsi de perdre leur aptitude à courir vite. »

CQFD !

Mais l’ entraînement en altitude peut être aussi une forme d’alibi, mais ici je m’égare…

Amis coureurs lisez cet article et faites vous votre propre opinion !

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