Dopage et formation

Ecrit par : Bernard Brun - Le 02 septembre 2019

L’athlétisme fait partie de ma vie mais, de l’enthousiasme du cadet aux désillusion d’aujourd’hui, que de chemin parcouru !
De la course à pied avec du « matos » à « trois francs six sous » nous sommes passés à des tenues sophistiquées qui coutent « un bras » !
Des courses lancées par le mouvement Spiridon dans les années 1970 avec des taxes d’inscriptions très faibles voire gratuite, nous sommes passé à, parfois, à un business écœurant avec des taxes de riches !
Des systèmes d’entraînements anarchiques de mes débuts nous sommes passés à des systèmes plus « scientifiques » à partir des années 80.
Et puis ?
Patatras !
C’est en 1993 que j’ai vu les premiers coureurs « nouveaux », ceux qui ne « respirent pas » !
Ces hontes éthiopiennes, kényanes, italiennes, espagnoles, allemandes et …françaises.
Et aujourd’hui encore et toujours au meeting de Weltkasse du 29 août dans le 5000m chronos des 5 premiers : 12’57’’41, 12’58’’15, 12’59’’05,12’59’’09, 12’59’’66 ! Rappel il y a près de 25 ans Saïd Aouita, qui n’était pas un unijambiste, passait le premier sous la barre des 13’ (12’58’’39).
Que de progrès !
On voit ici, dans cet exemple, l’échec total de la lutte contre le dopage et ce ne sont pas les quelques gesticulations avec les sanctions russes, la « chute » d’un-e tel-le ou un-e tel-le ou la mise à l’écart d’un cadre technique fédéral qui vont changer la donne!
Alors que faire ?
Je n’envisage qu’une voie celle de la formation.
Formations dans tous les domaines, d’abord des dirigeants qui par définition décide de l’orientation de l’activité, puis de l’entraîneur et enfin du pratiquant.
En ce qui concerne l’entraînement on voit aujourd’hui fleurir un nombre conséquent de « coachs » avec, notamment,  l’avènement du trail…
Si j’ai des doutes sur leurs connaissances techniques j’ai encore plus en ce qui concerne leur éthique, car, de fait, dans une mondialisation libérale féroce seul le résultat compte… et la fin justifiant les moyens…
Alors formons, formons !
Mais qui et comment ?
Qui ? La fédé.
Comment ?
C’est bien là que le bât blesse…
Un exemple ?
Celle des entraîneurs de mon club à Anduze dans le département du Gard, pour se former il faut se rendre quasi exclusivement à Toulouse dans le département de la Haute Garonne à plus de 300km, 7 heures de route aller-retour, 100€ de frais plus le coût de la formation.

Si je prends l’exemple de la formation du module M00006 « Planifier et évaluer » (30€ de frais de formation) début de la formation 14h, fin 17h donc :
Départ d’Anduze à 10h00 pause déjeuner vers midi, cours, retour vers 21h00.
Et…pas d’entraînement ce jour-là !
La peine est lourde !
Alors des solutions ?
Oui il y en aurait :
1/ la décentralisation des formations
2/ le tutorat
Ces deux solutions permettraient plus de souplesse dans les contenues (individualisation) et le lieux et horaires de ces formations.
D’après ce que j’avais lu et qui m’avait été expliqué ceci était envisagé…
Envisagé…
Alors, bougeons-nous, dirigeants, entraîneurs, athlètes, parents d’athlètes !
« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent sans rien faire »
Albert Einstein