Blessures, soucis : économie de guerre !

Ecrit par : Bernard Brun - Le 11 octobre 2010

Voilà une expression que j’emploie depuis longtemps : économie de guerre .

Agressif ? Non pas du tout ! Volontairement un peu provocatrice afin de marquer un peu plus les esprits !

Il se trouve (hélas !) que les coureurs subissent des déconvenues de plusieurs ordres :

1/ Les pépins physiques. La blessure est la hantise du coureur et quand elle arrive, c’est la cata ! Alors que faire une fois que l’étendue du « désastre »  (c’est bien comme cela que c’est vécu !) est évaluée : essayer de voir quelle stratégie on va pouvoir mettre en place . Si la blessure est gravissime on ne pourra pas faire grand chose si ce n’est soutenir le coureur dans son mal être. Si ce n’est pas trop grave : économie de guerre !

2/Les surcharges de la vie professionnelle ou familiale. Voilà des éléments très, très souvent mal évalués…Dans les cas les plus aigus on se retrouve dans le cas de la blessure grave. Si non: économie de guerre !

3/ Les soucis personnels. J’entends par là tout ce qui a un lien avec l’individu lui même…Problème avec sa hiérarchie, problème avec sa « boite » (licenciement et toutes les joyeusetés du même ordre !) et puis tous les soucis liés aux relations affectives de tous ordres (conjoint, enfant, parent, ami…). Si nous sommes dans une problématique aigue nous nous retrouvons dans le cas de la blessure grave. Si non: économie de guerre !

Conduite à tenir dans une économie de guerre.

Faire le maximum dans le minimum !

Dans les trois cas que j’ai décrit plus haut on va se trouver avec une activité réduite de fait alors on va :

-Faire le maximum en maintenant un bon niveau d’entraînement on continuera à programmer une VMA par semaine,  du footing , des lignes droites, quelques étirements/ abdos.

-Faire dans le minimum en réduisant les quantités en VMA quelques 200m feront l’affaire, 2 fois 35 à 40′ de footing aussi avec 4 à 5 fois 100m bien toniques seront idéals.

Ne pas oublier que dans une économie de guerre, notre énergie qui n’est pas inépuisable, doit aller à l’essentiel , or l’essentiel n’est jamais la course à pied (même chez les coureurs de haut niveau , mais le savent-ils… ?).

Préservez- vous, prenez soin de vous quand tout n’est pas rose, pour cela,  mettez en place une économie de guerre qui vous permettra d’attendre les jours meilleurs !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>