Il y a quelques jours Pierrot me disait qu’il avait compris quelle frustration on pouvait ressentir quand on encourageait un coureur qui n’arrivait pas à réaliser ce qu’il était capable d’accomplir.
Est ce que l’entraîneur que je suis ressent cette situation de la même façon?
Pas tout à fait…
Les moments de grandes exaltations sont rares ! Pour cela il faut que l’entraîneur assiste à quelque-chose de remarquable, une victoire , un record ou plus simplement une belle course où le coureur se réalise vraiment (et ici il n’est plus question de niveau de performance).
Mais le bonheur est ailleurs…
Je disais à Feurs que quand je fermais les yeux quelques secondes en pensant à la course à pied je ne voyais que les bons moments… et parfois ils sont totalement minuscules, insignifiants : la réussite d’un petit minime dans un championnat départemental, le sourire d’une stagiaire après son premier CAT-Test , une poignée de main, une embrassade…que sais- je encore ! Et jamais au grand jamais d’images négatives, même pas celles de certaines têtes de c… !
A Feurs j’ai partagé la vie d’hommes qui vont, à coup sur, venir remplir l’armoire à souvenir…
Merci les gars pour ce que vous êtes : des types biens .
Nous y voilà, demain de bonne heure départ pour Feurs dans la Loire afin de rejoindre le stage préparatoire pour le championnat du monde qui aura lieu à Winschofen (Pays Bas) le 10 septembre.
J’y vais avec bonheur retrouver Thierry Guichard dont j’ avais fait la connaissance l’année dernière, un garçon bien, déterminé et toujours de bonne humeur ! Je retrouverai aussi « Jeff » Pontier le patron du hors stade, la première fois que je l’ai croisé c’était en 1983 (hé oui!) c’était lui qui s’était occupé de Thierry Pantel pendant son service militaire…ça fait un bail !!!
Je retrouverai avec grande joie quelques coureurs que j’avais vu il y a un an et je vais faire la connaissance de nouveaux qualifiés .
Je me rends à Feurs en toute simplicité et je ferai de mon mieux pour apporter quelque chose à cette équipe. Mon seul regret est qu’Eugénie Monteil ne soit pas de cette aventure là, cette fois ci, il y a parfois le corps qui ne peut plus…mais ça y est Eugénie recourt et cela va aller vite, déjà des projets se profilent à l’horizon !!!
Dans « Le canard enchaîné » du 20 juillet on peut lire en page deux un tout petit article titré « Le drapeau noir flotte sur les banques ».
Extraits:
« Officiellement, tout va bien : les grandes banques françaises ont, sans exception, réussi les test de résistance, alias stress tests, organisés par l’autorité bancaire européenne. Cette bonne nouvelle n’a pourtant pas enthousiasmé la Bourse…
Pourquoi ? Parce que l’Autorité bancaire européenne a retenu un ratio de solidité fixé à 5% des fonds propres au lieu des 7% qu’exigent les critères dits de Bâle 3. Mais aussi parce que n’a pas été pris en compte la totalité des dépréciations des titres des dettes d’État détenus dans leurs livres par les banques européennes. Et, enfin, parce que le risque de non -remboursement des dites dettes a été limité à 30%, et non à 100%.
Du coup les spécialistes ont ressorti leur calculette…et sont parvenus à cette conclusion : 24- et non pas 8 – banques ne sont pas vraiment dans les clous…BNP aura bientôt besoin de nouveaux capitaux 7,6 milliards et la Société Générale 12 milliards. Et les mêmes de calculer qu’il manque 80 milliards aux établissement financiers de la zone euro pour qu’ils puissent résister à une crise systémique. »
Bon vous avez tous compris ?!
On arrange les chiffres afin qu’ils soient présentables:
- 5% au lieu de 7%
- 30% au lieu de 100%
- il manque 80 milliards
Et nous, « pov cons » que nous sommes, on devrait y croire ?
Ah non ! Comme dirait l’autre « casse toi vite pov con » ne met pas ton pognon la dedans tu te feras bouffer comme le petit gars que j’ai vu hier à la TV et qui venait de perdre 700€ avec ses actions BNP !
5,3 millions de français font joujoux à la Bourse… grand bien leur fasse, parce que finalement ils ont a bien le droit de gaspiller leur pognon comme on ils veulent non?!!!