• Reconnaissance du parcours de cross: indispensable ?

    Je débutais la course à pied et à l’occasion d’un cross ASSU (UNSS aujourd’hui) Jean Jacques Court me dit :  » Vas avec Raphaël reconnaître ton parcours  » .   Et me voilà parti avec Raphaël Pujazon et une petite troupe plus ou moins disciplinée.  Raphaël a tout de suite capté mon attention,  ce qui n’était pas le cas pour tous ces ados  (normal ! ).

     » Tu vois,  tu vas passer là parce qu’il n’y pas de cailloux… ne coupe pas trop la corde… monte la côte comme ceci  (et il mimait une foulée courte) …  à l’arrivée attaque le plus tard possible…  «    Bref une demi heure de pur bonheur !

    A partir de ce moment là,  j’ai toujours reconnu les parcours avec soin.  J’ai continué quand je suis devenu entraîneur, car cette reconnaissance est indispensable.

    Je me souviens du championnat de France de  1986.  Nous sommes arrivés avec Thierry Pantel le samedi après midi , le parcours était détrempé.

    Thierry me dit  :  » Ouh ! C’est pas bon pour moi !  »   Il est exact qu’ à ce moment de sa jeune carrière il n’avait jamais rencontré de telles conditions.  Alors nous sommes partis,  nous avons reconnu le parcours,  nous avons pataugé, nous avons cherché où c’était un peu dur dessous et dans la zone la plus sensible ,  nous avons même fait des passages et j’ai dit à Thierry :   » Tu as de bons appuis ,  tu es capable de passer  partout,  surtout prend ton temps  ,  laisse tes pointes mordre où c’est dur,  ne déclenche pas la poussée trop tôt… » .   C’est dans cette zone que le lendemain Thierry Watrice va glisser et perdre la course. Ce samedi là,  nous avons eu quelques regards ironiques de la part de tous ceux qui évitaient de se salir leurs godasses !   Mais le lendemain,  il termina 6ème.

    Dimanche j’ai entendu ici ou là :   » Ah !  mais je ne savais pas que là c’était comme ça…Je ne connaissais pas le parcours…Oh ! la !la ! La ligne d’arrivée, mortelle  » Et j’en passe et probablement des meilleures !

    Ce qu’il faut faire ?   La veille alors que  le parcours est accessible,  faire le tour en marchant et repérer toutes les zones à risques  ( étranglements, sol mou, côtes et descentes, la zone de départ, l’arrivée),  éventuellement ensuite lors du petit footing faire quelques passages dans ces zones à risques et terminer par les quelques lignes droites dans la zone de départ.  Le lendemain,  prendre soin d’évaluer si l’état du parcours a changé (pluie nocturne, passage des coureurs précédents).

    Il est donc indispensable d’accomplir ce rituel qui est non seulement utile en terme technique ,  mais aussi bon dans la préparation mentale pour la confrontation du lendemain.  Car le lendemain il faudra non seulement se « coltiner » ce parcours, et,  des adversaires dont on ne sait pas tout.

     Ecrit le 9 mars 2010 dans la catégorie  Les articles

  • Résultats du weekend: La Grande Motte et La Roche sur Yon

    Dimanche matin Delphine, Jean-Marc et Loïc avaient fait le déplacement au bord de la grande bleue, il faisait frisquet.

    Delphine qui avait connu un petit problème de réveil a,  malgré le stress,  couru en 45′12 record personnel et termine 3ème V1.  Je pense qu’elle fera moins de 44′ d’ici quelque temps.

    Loïc qui est bien actuellement a confirmé avec 38′ 56″ il est 57ème.  C’est de bonne augure avant le marathon qu’il va courir prochainement.

    Jean Marc en 41′25″ confirme en ce début de saison qu’il maitrise bien son sujet, il termine 88ème.  Il fera beaucoup mieux un peu plus tard dans la saison.

    Il faisait très froid à La Roche, le vent était cinglant (je suis d’ailleurs revenu avec un bon rhume ! ).

    Cathy, de bonne heure ,  a décroché une très belle 7ème place en V2 dans le critérium national vétéran .

    Mathilde , chez les juniors filles,  après un départ très prudent (environ 50ème au 2ème kilo)  a ensuite réalisé une bien belle course.  Certes la dernière ligne  droite,  de 600m montante,  lui a été très pénible,  elle perd quelques places et  reprend une fille au sprint et termine donc 24ème.  Je pense que ce résultat va lui donner la confiance en elle qui lui manque.  Je sais ce qu’elle a fait à l’entraînement (et surtout ce qu’elle n’a pas fait !) et je vois bien ce qu’elle est capable de réaliser.  Après une bonne saison sur piste,  elle préparera le championnat d’Europe de cross où elle courra toujours en junior.

    Chez les filles Lahouria a , comme à son habitude ,  fait une course parfaite.  « Houria » est un modèle au sens tactique, elle sait tout :  où,  quand,  comment.  Bravo à elle :  158ème et 19ème V1.

    Eliane a confirmé qu’elle allait bien en terminant 171ème.

    Marion a connu un départ difficile et n’a pas réussi à se sortir de la densité du peloton,  elle termine 232ème.

    Nathalie finit 297ème.  Je lui avais dit :  » tu vas avoir la sensation au départ d’être submergée par toutes ces filles, ce sera de la brasse coulée ! « ,  elle m’ a confirmée cette sensation, mais elle était extrêmement heureuse de son premier championnat de France.

    Dans le cross long Pierrot a été médiocre…certes la chute de deux de ses coéquipiers au départ  l’a considérablement gêné  (au moins 150ème quand il passe devant moi au bout de 500m).  Mais ensuite , il a laissé partir les « wagons »  et s’est trainé aux alentours de la 60ème place avant de réagir un peu sur la fin et finir seulement 46ème.  L’année dernière alors qu’il s’était moins entraîné et qu’il avait couru sous anti-inflammatoire ,  il avait fait une bonne 26ème place.  Il a des regrets et moi aussi…  Quand va-t-il retrouver son niveau ?  Il ne faut pas oublier qu’ il y a trois ans  (hé oui déjà ! )  Pierrot était champion de France espoir à Vichy et ses poursuivants étaient  Durand,  Masciotra Dodé,  Malaty,  Mayaud et Barreau. Ensuite,  sa formation professionnelle ne lui a pas permis de pouvoir s’entraîner normalement  (le statut du sportif de haut niveau est quand même bien une vaste fumisterie !) ,  mais parmi les 50 premiers de la course de dimanche,  combien ont un « vrai » métier,  qu’ils ont « vraiment » choisi et qu’ils aiment faire ? Oui ,  Pierrot reviendra au premier rang des coureurs français,  il faudra attendre un peu mais  « on »  y arrivera  (oui « on »  parce qu’un entraîneur est toujours aux côtés de celui qu’il entraîne, et, c’est souvent le seul…).  La patience est une vertu majeure de l’entraîneur, car il ne peut pas  ( et heureusement !)  tout programmer ;  c’est comme la météo ! En 1987 Thierry Pantel termine sur les talons de Paul Arpin,  il faudra attendre 1990 pour le voir gagner le titre de champion de France de cross,  il avait 26 ans…

    Dans le cross court Gilles , fatigué par un hiver long et rigoureux termine 35ème.

    Sébastien sera lui 136ème,  mais comme il me le disait à l’arrivée :  » je préfère le cross long maintenant »,  à l’ année prochaine donc sur le long!

    La semaine prochaine Eliane et Sébastien vont courir au championnat de France UFOLEP.

    Dans le groupe certains vont couper  (ce que je préconise en général)  mais la Fédé a eu l’idée lumineuse de  « foutre »  le championnat de France de 10km le…18 avril !  Il va falloir que les coureurs « durent » jusqu’à cette date, et, couper ensuite ! Heureusement qu’ils ne font pas de la piste !!!

     Ecrit le 9 mars 2010 dans la catégorie  Résultats